Maladies et parasites des carpes Koï Observations et traitements
- M.Dardenne & S.Cappe

- il y a 12 heures
- 77 min de lecture

Maladies et parasites des carpes Koï Observations et traitements.
Il aura fallu du temps, des recherches, des échanges passionnés (et quelques débats franco-belges, mais chut, on ne dira pas sur quoi…), mais notre dossier sur les maladies et parasites des carpes Koï est enfin prêt.
Il faut dire que mon premier jet était si long qu’il a fallu six mois à Michel pour oser s’y plonger et 6 mois de plus de ma part pour finir ! 😂 🤣 😆
Merci à lui, le plus rigoureux des Belges, pour sa générosité, son expertise, et sa précieuse implication dans ce projet exigeant — car ce n’est pas un dossier sans conséquences...
AVERTISSEMENT...

Le dossier que nous vous présentons, a pour vocation de vous aider à poser un diagnostic efficace parmi les principales maladies et parasites que l’on rencontre couramment dans nos bassins chez les koï mais aussi chez d’autres poissons d’eau froides, même si certaines maladies sont spécifiques aux carpes japonaises.
Nous avons voulu que celui-ci soit présenté de manière pratique pour un usage facile et efficace, d’où un temps assez long pour l’élaboration et vérification de toutes les données. Le sujet étant très sérieux et ne pouvant pas laisser de place à des renseignements erronés pouvant avoir des conséquences graves sur vos poissons !
Tout ce qui est écrit ou décrit dans celui-ci a été vérifié via des sources scientifiques et des expériences de notre pratique quotidienne (perso 50 ans cette année)….et non pas généré par l’IA qui, elle, ne fait que des synthèses de la majorité des renseignements figurant sur la toile !!
NB : méfiez-vous des renseignements de celle-ci si vous n’avez aucune notion au préalable concernant votre recherche effectuée !!
Autre mise en garde : méfiez-vous également des « conseils » de certains membres des groupes Facebook ! Ils sont souvent de bonne volonté mais parfois totalement erronés et dangereux ou inefficaces… Ne vous fiez JAMAIS à un seul avis…. vérifiez les dires avant de passer au concret, cela vous évitera certainement d’expédier des poissons dans l’autre monde un peu trop tôt !
Étant donné la dangerosité potentielle du sujet traité, nous nous sommes efforcés de vous procurer des informations qui ne peuvent mettre vos poissons en danger !!
Tous les traitements avancés sont à respecter dans les doses prescrites !!! Si, pour une raison ou une autre, vous décidiez d’augmenter des doses ou d’utiliser un produit dans des conditions de qualité d’eau ou de température, incompatibles avec celui-ci, notre responsabilité ne pourra pas être mise en cause !
Merci d’en tenir compte !
Sachez que cet article est un « outil » et comme tout outil, il a ses limites. Si, malgré l’aide apportée par celui-ci, vous n’arriviez pas à guérir vos poissons, il est impératif de demander la visite d’un vétérinaire spécialisé (de préférence) afin de vous aider au mieux ! Il en est de même concernant les doses de produits ou médicaments : l’augmentation de ceux-ci doit être supervisée par un vétérinaire !!!
Nous vous remercions de tenir compte de cet avertissement et vous souhaitons une bonne lecture de notre travail, Il est long car fouillé, pour un maximum d’efficacité ! Ce n’est pas un roman et il y a un « sommaire » afin de pouvoir compulser les chapitres qui vous intéressent.
Stéphane & Michel.

S o m m a i r e
Vous pouvez cliquer directement sur un numéro pour un accès plus rapide dans votre recherche
- Introduction
Pou de la carpe – Argulus foliaceus – crustacé.
Ver à ancre – Lernea cyprinacea – crustacé.
Sangsue – Annélidé.
Vers intestinaux – cestodes – nématodes – trématodes.
Gyrodactylus elegans – trématode monogène vivipare.
Dactylogyrus – trématode monogène ovipare.
Costia – protozoaire flagellé.
Oodinium – protozoaire flagellé.
Trichodine – protozoaire cilié.
Chilodonelle – protozoaire cilié.
Ichthyophtirius multifiliis – protozoaire cilié.
Saprolegnia – moisissure.
Pourriture des nageoires– bactéries (aeromonas, pseudomonas, etc…).
L’hydropisie.
Ulcères et plaies à vif– infection bactérienne, parasites ou blessures.
Saignement des nageoires.
Flavobactérie– Flavobacterium Columnaris.
Variole de la carpe – virus.
- Conclusions
Pour des raisons techniques liées à l’hébergeur, notamment une limite du nombre de caractères par article, les points suivants ne sont pas traités ici et feront l’objet d’articles distincts :
19 – KHV (virus de l’herpès du koï)
20 – Virémie printanière (SVC)
21 – Maladie du sommeil (virus de l’œdème de la carpe)
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Les carpes Koï, prisées pour leur beauté et leur longévité, peuvent être affectées par diverses maladies et parasites qui nécessitent des soins appropriés. Que ce soit en raison de parasites, d'infections bactériennes ou de déséquilibres dans leur environnement, la santé de ces poissons peut rapidement se détériorer si des mesures correctives ne sont pas prises.
Toutefois, il est essentiel de comprendre qu’on ne doit jamais traiter un poisson à l’aveugle, c’est la base !!
Appliquer des traitements sans identifier la cause précise peut non seulement aggraver la situation, mais aussi affecter la santé globale de l’ensemble du bassin et affaiblir les poissons car tout traitement est une épreuve pour eux…. physique et au niveau du stress qui peut aggraver le processus de guérison en agissant à l’inverse !!
Vous l’aurez compris : ce n’est pas simple ! C’est la raison pour laquelle, nous allons nous pencher sur les différents problèmes de santé que l’on peut rencontrer dans un bassin, étudier les solutions les plus adaptées et efficaces permettant à nos protégés de vivre sereinement et en bonne santé dans nos bassins.
Observation… Observations & Observations !

Nous avons choisi ce titre pour bien vous faire comprendre que pour déterminer si vos poissons sont en bonne santé, la base c’est de les tenir à l’œil en permanence…et le moment le plus propice c’est lorsque vous les nourrissez !!
Profitez de ce moment sacré pour observer leur comportement, si tout le monde vient se nourrir, pas de poissons isolés, dans le fond du bassin, rassemblés près de la cascade ou retour de filtration, nage correcte et pas d’éléments suspects sur le corps (pustules ou autre)…C’est que tout va bien globalement.

Ainsi, vous aurez déjà pu repérer des signes de faiblesse ou une attitude préoccupante à tenir à l’œil : si vos poissons sont léthargiques ou sur le flanc, il faudra envisager la possibilité de la maladie du sommeil, parasites, problème de vessie natatoire, mauvaise résistance au froid si c’est l’hiver, etc……de la variole si boules cireuses blanches sur le corps ou les nageoires… du KHV si yeux rentrés, amaigrissement ,etc… mais attention : pronostique à vérifier par la suite, ne pas tirer des conclusions hâtives et…fausses !!
Vous repérerez également s’il y a une attaque de champignons à l’aspect cotonneux blanc, gris ou verdâtre de la peau. Mais si c’est parfait…vous pouvez aller prendre l’apéro !
Sinon…il faudra pousser les investigations plus loin pour établir un diagnostique correct et palier au(x) problème(s)… :
A – Vérification des paramètres de l’eau…

Ne pas imaginer le pire : mes poissons sont malades !
Un dérèglement de certains paramètres peut amener à un comportement anormal,…
donc vérifiez ceux-ci (avec des tests gouttes, pas des bandelettes totalement imprécises qui ne feront que vous induire en erreur !) :
PH…KH…GH…nitrites (NO2)…& ammoniac (NH3) sont les premiers paramètres à vérifier !
Le PH doit être vérifié à deux moments de la journée : le matin et le soir pour voir s’il ne subit pas de fluctuations exagérées. Si tout est correct, il faudra approfondir… S’il y a traces de nitrites et (ou) ammoniac…c’est déjà un problème à prendre au sérieux et le plus vite possible !
B – Effectuer un frottis…

C’est l’une des étapes cruciales dans le diagnostic des maladies :
effectuer un frottis de contrôle afin de déterminer si l’origine du problème est parasitaire ou liée à d’autres causes.
Ce frottis permet de visualiser les éventuels parasites et d’évaluer la condition de la peau, des branchies ou des tissus pouvant être affectés. Ainsi, en identifiant avec précision l’agent pathogène, il devient possible de choisir un traitement ciblé, efficace et le mieux adapté pour éliminer les parasites tout en limitant au maximum les effets négatifs sur les poissons ! (stress et traitements inutiles à supporter).
Pour effectuer un frottis, plusieurs possibilités :
- Emmener votre poisson malade chez un pro en bassin qui effectuera celui-ci…mais pas toujours pratique si le poisson mesure 70 cm ou plus !.
- Faire appel à un ami qui dispose d’un microscope et qui est compétent pour s’en servir…mais, finalement, tous les passionnés y arrivent un jour :
- Acheter son microscope personnel (un peu plus de 200 €)….et devenir autonome !
Ne pas oublier que, lorsqu’on décèle une anomalie, plus vite on agit, mieux c’est !! Donc, si matériel à la maison : gros gain de temps !
Si vous voulez en savoir plus à propos des frottis, je vous rappelle la vidéo explicative disponible sur ma chaine Youtube, voici le lien : ----->
Dans la suite de ce fichier, nous allons passer en revue les principaux parasites et maladies que vous rencontrerez chez vos poissons (souvent les mêmes !) et facilement reconnaissables avec un peu de pratique.
Il en existe, bien sûr, beaucoup plus mais qui sont plus rares, voire extrêmement rares !!
Si vous en rencontrez un, le mieux est de faire appel à un vétérinaire spécialisé !

Venons-en maintenant à la description des différents parasites qui s’invitent parfois dans nos bassins et qui peuvent causer de gros dégâts si nous ne les repérons pas à temps !!

01 - Argulus ou pou de la carpe : Observable à l’œil nu

Argulus, ou pou de la carpe, est un parasite externe qui affecte souvent les poissons d'ornement tels que les Koï. Il s'agit d'un crustacé plat qui se fixe à la peau des poissons pour se nourrir de leur sang et de leurs tissus, provoquant une irritation, du stress et, dans les cas graves, des infections secondaires.
Description de l'Argulus (poux de la carpe) :
1. Apparence :
- Les Argulus sont de petits crustacés ovales, de 5 à 10 mm de diamètre, visibles à l'œil nu.
- Ils ont un corps plat, transparent à verdâtre, avec deux ventouses circulaires pour s'attacher au poisson.
- Ils se déplacent activement sur la peau des poissons, ce qui les rend parfois visibles en train de "nager" dans l'eau à proximité du poisson.
2. Comportement du poisson :
- Les poissons infestés se frottent contre des objets ou sautent hors de l'eau à cause de l'irritation.
- Les Koï peuvent montrer des signes de stress, notamment une nage erratique (instable et peu cohérente), une perte d'appétit et une léthargie.
- Des taches rouges ou des ulcères peuvent apparaître sur le corps du poisson à l'endroit où le parasite s'attache.
3. Zones touchées :
- Argulus peut s'attacher sur tout le corps, mais il est souvent trouvé sur les flancs, la tête, les nageoires et parfois les branchies.
Cycle de vie de l'Argulus :

1. Œufs : Les femelles pondent des centaines d’ œufs (environ 300 !!) sur des surfaces dures comme les pierres ou les parois du bassin. C’est dire que lorsque vous voyez des poux sur un poisson, il faut agir rapidement avant que les femelles n’aient eu le temps de pondre sinon il sera compliqué d’en venir à bout !)
2. Larves : Après éclosion, les larves nagent librement jusqu'à trouver un poisson hôte auquel elles peuvent s'attacher.

3. Adulte : Les adultes se nourrissent du sang et des tissus du poisson, et leur cycle de vie complet prend environ 30 à 60 jours, selon la température de l'eau.
Symptômes d'une infestation par l'Argulus :
- Frottements :
Les poissons se frottent vigoureusement contre des surfaces dures pour essayer de se débarrasser du parasite.


- Plaies rouges ou ulcères :
Les zones où Argulus s'attache peuvent devenir irritées, rouges ou développer des plaies.
- Infections secondaires :
Les blessures causées par Argulus peuvent se transformer en infections bactériennes ou fongiques, provoquant des ulcères.
- Perte d'appétit et léthargie :
Les poissons infestés peuvent devenir apathiques et perdre l'appétit.
Traitements contre l'Argulus (pou de la carpe) :
1. Retrait manuel :
- Si l'infestation est légère, il est possible de retirer manuellement les poux de la carpe à l'aide d'une pince fine.
Cela doit être fait avec précaution pour éviter de blesser le poisson ou de laisser des parties du parasite attachées.
Pour faciliter l’opération, il est conseillé de laisser le (les) poisson(s) dans une solution saline…autrement dit d’effectuer un bain de sel non iodé 15/15…
15 gr de sel/litre d’eau du bassin pendant 15 minutes, oxygéner pendant le bain.
Cela aura comme effet au mieux : de tuer les poux sinon de les affaiblir et de pouvoir les détacher plus facilement grâce à une pince.

- Conseil pratique :
Lors du retrait manuel, pensez à vérifier l’ensemble du poisson, y compris les nageoires et la base de la tête, car plusieurs Argulus peuvent être présents en même temps.
- Rappel bain de sel :
Toujours utiliser du sel non iodé et bien oxygéner pendant le bain.
2. Traitements chimiques :
- Lernex de Colombo
- Kusuri Fluke-M
- Argulol de Sera
- Permanganate de potassium : Utilisé dans certains cas pour traiter les infestations de parasites externes. Ce traitement peut désinfecter les plaies et tuer les poux, mais il doit être utilisé avec précaution pour éviter d’endommager la peau et les branchies des poissons.
Mal utilisé, il peut aussi tuer…les poissons !
Donc, nous ne le recommandons pas si vous ne maîtrisez pas le produit !
- Diflubenzuron : uniquement si grands bassins à traiter car la dose de produit à utiliser est de 1 gr / 50 m3.
Vendu sous le nom de « dimilin ».Ce produit a la particularité d’avoir un effet également sur les œufs d’après le docteur Maarten lammens qui le cite dans son ouvrage (que nous vous conseillons !) : « Le spécialiste du koi » …donc un seul traitement pourrait suffire pour enrayer la propagation !
Remarque : Lorsque vous achetez un poisson, assurez-vous un maximum, par l’observation que celui-ci n’est pas contaminé par ce parasite…car s’il est assez facile de le tuer à l’âge adulte, il sera beaucoup plus compliqué d’agir si les femelles ont été pondre dans votre bassin (les œufs sont souvent protégés des traitements utilisés) !
Là, c’est la galère qui commence et il sera compliqué de s’en défaire totalement !
Donc, prudence…et encore plus si vous avez été chercher les poissons dans un étang naturel ! (ce que nous déconseillons formellement !)
Un pro ne vous vendra pas des poissons contaminés mais il en sera autrement si vous pêchez ceux-ci dans une pièce d’eau « sauvage ».
3. Antibiotiques pour les infections secondaires :
Si des ulcères ou des infections bactériennes secondaires se développent en raison de l'irritation causée par Argulus, il peut être nécessaire d'utiliser des antibiotiques ou des produits similaires pour traiter ces infections. L’intervention d’un vétérinaire sera alors nécessaire.
4. Quarantaine des poissons :
Si un poisson est gravement infecté, il est conseillé de le mettre en quarantaine pour éviter que les autres poissons ne soient infectés. Cela permet également de traiter plus facilement le poisson infesté et de ne pas faire entrer le loup dans la bergerie !
Les poissons ne pourront rejoindre la bassin collectif qu’après s’être assuré qu’il n’y a plus de contamination possible !
Il faut compter une période de 3 semaines minimum après le traitement !
02 - Vers d'ancre : Observable à l’œil nu

Le ver à ancre est une affection courante chez les poissons d'ornement, y compris les carpes Koï.
Elle est causée par un parasite crustacé appelé Lernaea (ou ver à ancre). Ces parasites s'ancrent dans la peau du poisson provoquant des blessures, des irritations et parfois des infections secondaires.
Pour éviter d’en être contaminé, il y a 3 règles à respecter :
1 – Ne pas prendre des poissons venant d’un étang naturel sans observation et mise en quarantaine pour traitement si nécessaire (minimum 15 jours... mieux : un mois)
2 – Si vous achetez un poisson chez un pro ou une animalerie (pas conseillé !) toujours observer son aspect physique car les vers à ancres se voient à l’œil nu…
3 – Ne JAMAIS donner de nourriture vivante à vos poissons car celle-ci peut véhiculer des œufs et c’est l’essaimage dans votre bassin !
Description des vers d'ancre :

1. Apparence :
Les vers d'ancre ressemblent à de petits filaments blancs ou verdâtres qui sortent du corps du poisson. Ils peuvent atteindre 1 à 2 cm de longueur.
2. Comportement du poisson :
Les Koï atteints se frottent contre des objets, se grattent ou montrent des signes de stress, tels que la léthargie. Des ulcères ou des plaies rouges peuvent apparaître autour du site d'ancrage du parasite.

3. Zones touchées :
Les vers d'ancre se fixent généralement sur la peau, mais peuvent aussi s'attacher aux nageoires ou aux branchies.
Symptômes :

- Présence visible de petits "vers" suspendus au corps du poisson.
- Irritation et inflammation autour de la zone d'attachement.
- Le poisson peut se frotter ou sauter hors de l'eau à cause de l'inconfort.
- Ulcères ou infections secondaires causées par la blessure :
les morsures de vers à ancre pouvant s’infecter et engendrer des infections fongiques ou bactériennes !
Traitements :

Retrait manuel : Pour les infestations légères, les vers d'ancre peuvent être retirés manuellement avec des pinces. Il est important de retirer tout le parasite, y compris la partie ancrée dans la peau. Après cela, désinfectez la plaie avec un antiseptique pour poissons (par exemple, un bain salin, Iso Bétadine ou permanganate de potassium)
Traitement antiparasitaire :
- Permanganate de potassium : Utilisé dans les bassins pour tuer les parasites externes. Il est efficace pour traiter les vers à ancre. Attention au dosage qui devra être précis.
- Lernex de Colombo
- Argulol de Sera
- Aradol de JBL
- Praziquantel ( Triclam +).
- Diflubenzuron : uniquement si grands bassins à traiter car la dose de produit à utiliser est de 1 gr / 50 m3.
Remarque : Retirer un ver à ancre à un poisson…c’est comme retirer une tique à un animal ou à un humain !
Il faut s’assurer que l’ensemble de l’animal a été extrait sinon risque d’infection possible !!
Se servir d’ une pince adéquate et préparer l’extraction pour la rendre plus facile en affaiblissant le ver à ancre par un bain de sel non iodé de 15 g pour un litre d’eau pendant 15 minutes minimum (eau du bassin) avant de l’enlever à la pince.
03 - Sangsue : Observable à l’œil nu

Les sangsues sont des parasites externes qui peuvent s'attacher à la peau des poissons, y compris les carpes Koi, pour se nourrir de leur sang. Elles sont faciles à identifier, car elles ressemblent à de petits vers plats et segmentés qui s'accrochent à la peau, les branchies ou les nageoires. Les sangsues peuvent causer une irritation, des lésions cutanées et des infections secondaires, ainsi qu'une anémie si l'infestation est sévère.
Description des sangsue :
1- Apparence :

Les sangsues ressemblent à de petits vers segmentés, plats, pouvant mesurer de quelques millimètres à plusieurs centimètres de long.
Elles sont de couleur foncée, allant du marron au gris, et se fixent fermement à la peau ou aux nageoires des poissons à l'aide de ventouses situées à leurs extrémités.
2 - Cycle de vie :
Les sangsues adultes pondent des œufs dans l'eau, souvent sur des surfaces dures comme des roches ou des plantes. Les œufs éclosent en larves, qui recherchent un hôte pour se nourrir.
Une fois qu'elles s'attachent à un poisson, elles se nourrissent de son sang, grandissent et continuent de pondre des œufs, perpétuant ainsi leur cycle.
3 - Conditions favorables :

Les sangsues se trouvent fréquemment dans des bassins contenant beaucoup de matière organique ou dans des environnements naturels comme les rivières et les étangs. Elles prospèrent dans des conditions où l'eau est stagnante ou mal filtrée.
Fond de bassin riche en débris organiques :
environnement favorable aux sangsues.
Symptômes d'une infestation par les sangsues :

1- Présence visible de sangsues :
Les sangsues sont facilement visibles sur la peau ou les nageoires des poissons, en particulier dans les plis des branchies ou autour des yeux.

2- Frottement et flashing :
Les poissons affectés peuvent se frotter contre les objets du bassin dans une tentative de se débarrasser des sangsues.
flashing = symptôme transversal de parasites externes

3 - Lésions cutanées :
Les zones où les sangsues s'attachent peuvent présenter des ulcérations ou des plaies rouges et enflammées, dues aux morsures répétées.
4 - Perte de sang et anémie :
Une infestation sévère peut entraîner une anémie (réduction des globules rouges), ce qui se manifeste par une léthargie et un affaiblissement général des poissons.
5 - Infections secondaires :
Les morsures de sangsues peuvent laisser les poissons vulnérables aux infections bactériennes ou fongiques secondaires.
Traitements contre les sangsues :
1 - Retrait manuel :
- Pour un petit nombre de sangsues visibles, vous pouvez tenter de les retirer manuellement à l’aide d'une pince, en les détachant doucement du poisson. Veillez à désinfecter la zone affectée après avoir retiré les sangsues.
- Précaution : N'essayez pas de tirer brusquement sur la sangsue, car cela pourrait laisser des parties de la ventouse dans la peau du poisson et provoquer des infections.
2 - Bain de sel :
- Les bains de sel non iodé sont efficaces pour détacher les sangsues des poissons. Le sel irrite les sangsues, les forçant à se détacher de la peau du poisson.
- Dosage recommandé : 15g/litre pour un bain court de 15 minutes. Surveillez attentivement les poissons pendant le bain de sel pour éviter qu'ils ne soient trop stressés. Bien oxygéner pendant le bain.
3 - Effet :
Le sel affaiblit les sangsues et peut les faire tomber des poissons. Si ce n’est pas le cas, frotter délicatement la sangsue pour la faire tomber du poisson…mais évitez la pince car si la sangsue est encore bien accrochée, vous pourriez ne pas avoir l’entièreté du parasite et ce serait un départ pour une infection chez le poisson !
NB : prolonger le bain de 15 minutes pour arriver à 30 est certainement encore une meilleure façon d’obtenir des résultats sans complications…sous surveillance et oxygénation de l’eau. Retirer le poisson s’il montre des signes de faiblesse (se met de côté)… mais j’ai déjà laissé des poissons rouges 1 h sans aucun problème…donc c’est pas une pratique dangereuse !

Oxygénation indispensable pendant le bain
4 - Traitements :
Lernex de Colombo
5 - Changements d’eau et nettoyage du bassin :
- Effectuer des changements d’eau réguliers et nettoyer les débris organiques au fond du bassin est essentiel pour éliminer les œufs et les jeunes sangsues.
- Aspirez régulièrement le fond du bassin et nettoyez les plantes et les roches pour retirer les œufs de sangsues.
Prévention des infestations se sangsues :
1 - Quarantaine des nouveaux poissons : Comme pour d'autres parasites, les nouvelles introductions de poissons peuvent amener des sangsues dans le bassin. La quarantaine des nouveaux poissons pendant 2 à 4 semaines est essentielle pour éviter cela.
2 - Maintien d'une bonne qualité de l'eau : Une bonne filtration, un oxygénation adéquate et des changements d'eau réguliers réduisent les conditions favorables à la prolifération des sangsues.
3 - Nettoyage des débris : Les sangsues aiment se cacher dans les débris organiques au fond des bassins, donc il est important de garder le bassin propre en enlevant régulièrement les feuilles mortes, les restes de nourriture et autres débris.
4 - Éviter la surpopulation : Un bassin surpeuplé est plus sujet aux infestations parasitaires. Assurez-vous que votre bassin n’est pas surpeuplé et que les poissons disposent de suffisamment d’espace.
Remarque :
Il ne faut pas « vampiriser » les sangsues et paniquer dès que vous en voyez une dans votre bassin !
Il existe des centaines de variétés de sangsues, certaines même végétariennes qui ne s’attaqueront pas à vos poissons ! C’est même l’inverse qui va se produire la plupart du temps : les koï en raffolent !
Il n’existe chez nous qu’une seule espèce problématique, c’est la sangsue géomètre ( piscicola geometra). Et si vous prenez quelques précautions…vous n’en verrez jamais dans vos bassins !
A éviter : chercher des poissons et plantes dans des étangs « naturels »…et ne jamais donner de nourriture vivante provenant du milieu aquatique à vos poissons au risque d’introduire des œufs.
04 - Vers intestinaux : Observable à l’œil nu
Les vers intestinaux sont une autre affection courante chez les Koï et autres poissons d'ornement. Ces parasites internes, qui peuvent inclure des nématodes, des cestodes (ténia) ou des trématodes, vivent dans le système digestif des poissons et peuvent causer divers problèmes de santé, y compris une perte de poids, une léthargie et des troubles digestifs qui peuvent conduire à un état de faiblesse incluant le refus de se nourrir.
Il est important de ne pas attendre ce stade pour intervenir !
Comment ?
par l’observation des fèces de vos poissons. Si vous voyez des excréments blancs floconneux qui flottent dans le bassin, c’est le signe que des poissons sont atteints par des vers intestinaux et il faudra agir au plus vite avant que la situation ne dégénère, c’est-à-dire : quand le poisson refuse de s’alimenter !

Ces symptômes sont liés à la présence de parasites dans le tube digestif du poisson, comme illustré ci-dessous :

Description des vers intestinaux chez les koï :

Types de vers :
Nématodes (vers ronds) :
Ce sont des parasites longs et filiformes. Ils s'accrochent à la paroi intestinale et peuvent affecter la digestion.

Cestodes (vers plats ou ténias) :
Ces vers segmentés se fixent à l'intestin du poisson à l'aide de crochets et absorbent les nutriments de leur hôte.

Trématodes (douves) :
Petits parasites plats qui s'attachent aux organes internes, y compris le tube digestif.
Causes de l'infestation par des vers intestinaux :
1 - Alimentation contaminée : Les vers ou leurs œufs peuvent être introduits dans le bassin par des aliments contaminés, notamment des proies vivantes comme des vers de vase ou des crevettes d’où ce conseil : ne donnez JAMAIS de nourriture vivante à vos poissons : vers de vase vivants, asticots après la pêche….

2 - Introduction de nouveaux poissons :

Les poissons porteurs de parasites peuvent contaminer un bassin si une quarantaine n'est pas réalisée avant leur introduction dans le bassin principal.
3 - Mauvaise qualité de l'eau :

Les conditions stressantes comme une eau sale ou mal filtrée peuvent affaiblir le système immunitaire des poissons, rendant les infestations parasitaires plus fréquentes.
L’eau de pluie non filtrée sur charbon actif et dépourvue totalement de minéraux n’est pas utilisable pure pour mettre dans un bassin ! Si vous voulez l’utiliser il faudra la couper avec de l’eau dure du robinet !!
Traitements pour les vers intestinaux chez les koï :
Médicaments antiparasitaires recommandés :
- Lernex Pro Colombo : composé de praziquantel, nitroscanate et flubendazole.
- Lernex food : pellets imprégnés de lernex pro.
- Kusuri Fluke-M : composé de flubendazole.
- Concurat : composé de levamisole…4g/m3 en traitement prolongé ou 2g/kg de pellets imprégnés.
- Droncit : praziquantel…4g/m3 en bain prolongé ou 3g/kg d’aliments imprégnés.
- Triclam + : praziquantel…3g/m3 en bain prolongé ou nourriture imprégnée à 4g
Remarque : il n’est jamais évident de traiter un problème parasitaire interne avec des médicaments dilués dans l’eau. Ce cas de figure devrait être envisagé uniquement quand les poissons ne veulent plus se substanter.
Si les poissons mangent toujours, il est plus judicieux de traiter avec des pellets imprégnés au médicament pour que ceux-ci atteignent leur cible directement.
Le problème, c’est que souvent, ces produits ont un goût que les koï n’aiment pas et ils recrachent ces pellets. C’est le cas pour le Lernex Food d’ailleurs.
Pour contourner ce problème, il existe une solution simple que nous utilisons depuis des années sur le terrain :
Astuce : Inclure des pellets au Lernex Food mélangés aux pellets habituels dans la préparation du booster vitaminé à l’Alvityl (voir ci dessous). Les poissons n’y voient que du feu !

Pour ceux que ça intéresse, voici ici la préparation de la recette pas à pas en vidéo.
Se servir du booster à l’alvityl pour traiter les poissons sans traiter l’eau du bassin…
Grâce à cette technique, il est possible de faire ingérer des antiparasitaires ou des antibiotiques directement aux poissons, pour autant, bien sûr, que ceux-ci s’alimentent encore !
Cette méthode permet de faire ingérer des médicaments ou produits qui peuvent avoir un goût désagréable et que les koï recracheraient !
C’est le cas concernant le Lernex food : les vermifuges qui le composent sont amers et les koï n’aiment pas donc ils recrachent ! Mélangé à l’alvityl, qui a un goût sucré : ça passe !
Les gros avantages d’utiliser cette technique sont :
Atteindre de manière directe la cible par ingestion du produit….si vous voulez traiter les vers intestinaux, cette solution est beaucoup plus adaptée que de traiter l’eau avec le médicament !
Le traitement sera plus rapidement efficace et rapide qu’un traitement de l’eau du bassin !
Tout traitement de l’eau est une épreuve pour les poissons et pour l’équilibre du bassin, la filtration, etc…autant l’éviter quand ce n’est pas nécessaire !
Les limites…la technique est notamment efficace concernant l’éradication des gyrodactylus et dactylogyrus (avec le lernex food) si ceux-ci ne sont pas au stade d’une infestation sévère…d’où, faire une cure au début du printemps et en fin d’automne…
si vous ne le faites pas et qu’en été vous avez une production de parasites sérieuse…
il faudra traiter tout le bassin, il n’y aura pas d’autre solution mais quand on peut l’éviter…c’est préférable !
Technique à utiliser :
- préparer le booster vitaminé comme d’habitude et ajouter 2 à 3 cuillères à soupe à ras de lernex food dans le mélange…laisser imprégner 5 minutes et distribuer aux poissons. Une préparation par jour (à distribuer en 2 ou 3 fois, garder au frigo).
- durée du traitement : 12 à 15 jours consécutifs.
05 - Gyrodactylus ou vers de peau :
Observable au microscope (grossissement de 100 x max)

Les Gyrodactylus, également connus sous le nom de vers de la peau, sont des parasites monogènes similaires aux Dactylogyrus, mais avec des différences notables dans leur biologie et leur mode d'infestation.
Contrairement aux Dactylogyrus, qui ciblent principalement les branchies, les Gyrodactylus attaquent surtout la peau et les nageoires des poissons, bien qu'ils puissent également affecter les branchies dans des cas graves. Ce parasite est capable de se reproduire rapidement et peut entraîner des infections importantes, en particulier chez les Koï.
Description des Gyrodactylus (vers de la peau) :

Les Gyrodactylus sont de très petits vers plats, mesurant environ 0,3 à 0,5 mm de long, invisibles à l'œil nu.
Ils sont dotés de crochets à l'extrémité de leur corps, appelés opisthaptor, qui leur permettent de s'accrocher fermement à la peau du poisson.
Contrairement aux Dactylogyrus, les Gyrodactylus sont vivipares (ils donnent naissance à des larves déjà développées et non à des œufs), ce qui leur permet de se reproduire très rapidement.
Cycle de vie :
Les Gyrodactylus ont un cycle de vie direct, sans hôte intermédiaire. Ils donnent naissance à des jeunes déjà prêts à s’accrocher immédiatement aux poissons et à se nourrir, ce qui permet une infestation rapide.
Ce mode de reproduction leur permet de coloniser rapidement un bassin, surtout si les conditions d'eau sont favorables.

Zones d'infestation :
Les Gyrodactylus attaquent principalement la peau et les nageoires des poissons, mais en cas de forte infestation, ils peuvent également affecter les branchies, provoquant des difficultés respiratoires.

Symptômes de l'infestation par Gyrodactylus :
1. Irritation de la peau :
Les poissons se frottent contre des objets dans le bassin pour tenter de soulager l’irritation causée par le parasite.
La peau peut devenir rugueuse ou présenter des lésions, et les poissons peuvent perdre leurs écailles à cause des frottements excessifs.

2. Présence de mucus :
Une surproduction de mucus sur la peau est fréquente, donnant aux poissons un aspect "gluant" ou "trouble", particulièrement visible sur les flancs et les nageoires.

3. Léthargie et comportement anormal :
Les poissons infestés deviennent souvent apathiques, nagent lentement et passent du temps à la surface ou au fond du bassin.
Ils peuvent également avoir une nage irrégulière, semblant désorientés ou stressés.
4. Perte d'appétit :
Comme pour d'autres infestations parasitaires, les poissons atteints peuvent perdre leur appétit, ce qui entraîne une perte de poids et un affaiblissement général.
5. Dommages aux nageoires :
Les nageoires peuvent montrer des signes de dégradation, comme des déchirures ou des bords effilochés. Dans les cas graves, les nageoires peuvent se détériorer rapidement.

6. Infections secondaires :
Les lésions de la peau créées par les Gyrodactylus peuvent facilement s'infecter, entraînant des infections bactériennes secondaires, comme la pourriture des nageoires.
7. Respiration difficile (dans les cas sévères) :
Lorsque les Gyrodactylus infestent les branchies, les poissons peuvent montrer des signes de difficulté respiratoire, avec des mouvements rapides des branchies ou un halètement à la surface.
Causes de l'infestation par Gyrodactylus :
1. Introduction de nouveaux poissons : Comme pour d'autres parasites, les Gyrodactylus peuvent être introduits par de nouveaux poissons porteurs non mis en quarantaine. Ils peuvent également être transmis par de l'eau contaminée ou tout animal qui a accès au bassin. Les plantes peuvent également les véhiculer et les propager !
2. Mauvaise qualité de l'eau : Une eau polluée ou de mauvaise qualité stresse les poissons, les rendant plus vulnérables aux infestations parasitaires.
3. Surpopulation : Une trop grande densité de poissons dans un bassin augmente le risque de propagation rapide du parasite.
4. Introduction par des « intrants » : les Gyrodactylus peuvent être amenés par des oiseaux venant s’abreuver dans le bassin, des animaux aquatiques ayant été en contact avec des étangs ou bassins infectés (grenouilles, tritons, etc) et même par des plantes qu’on aurait été chercher dans des pièces d’eau sauvages !
Il faut savoir que ces parasites adultes peuvent survivre une semaine sans hôtes !
Ce qui nous amène à dire que, même si vous traitez votre bassin… il y aura toujours quelques Gyro susceptibles de s’y retrouver… donc n’essayez pas d’avoir le dernier !
C’est la raison pour laquelle nous devons toujours offrir les meilleures conditions de vie à nos poissons (milieu, alimentation) afin que ceux-ci développent une bonne immunité et soient résistants pour ne pas être affectés par une attaque légère des parasites qui devront vivre avec en quelques sortes. Il ne faudra intervenir qu’en cas d’infestation sévère qui pourraient mettre vos poissons en danger.
Traitements contre Gyrodactylus (vers de la peau) :
1. Traitements :
Fluke-S Kusuri
Lernex Pro & lernex food.
Anti Worm Koï Doctor
Fluke M Kusuri
Chloramine T
Triclam & triclam +.
Praziquantel.
Flubendazole.
Remarque : traitement en une seule dose, le parasite étant vivipare !
Mais il est conseillé ensuite de faire un booster vitaminé à l’alvityl en ajoutant du lernex food dedans pendant 15 jours au lieu de 12 pour le booster vitaminé seul 2 cuillères à soupe par jour… préparer le booster pour une journée de nourriture, tenir au frigo.
2. Bain de sel :
Un bain de sel à une concentration de 15g/litre pendant 15mn peut aider à éliminer une partie des parasites de la peau et des nageoires. Ce traitement est utile en tant que méthode douce pour les poissons plus sensibles.
Le bain de sel n'élimine pas complètement les parasites, mais peut aider à réduire leur nombre et à soulager les poissons.
3. Changement d'eau et filtration :
Effectuer des changements d'eau réguliers est essentiel pour maintenir une bonne qualité de l'eau et réduire le nombre de parasites dans le bassin.
Nettoyez régulièrement les filtres pour éviter l'accumulation de matières organiques qui favorisent la prolifération des parasites.
Prévention de l'infestation par Gyrodactylus :
1. Quarantaine des nouveaux poissons : Comme pour d'autres parasites, la mise en quarantaine des nouveaux poissons pendant au moins 2 à 4 semaines est cruciale pour éviter l'introduction de Gyrodactylus dans le bassin principal.
Effectuer un frottis de contrôle à l’arrivée et traiter si parasites…et refaire ensuite un frottis pour s’assurer que les parasites ont disparus avant d’introduire les nouveaux arrivants dans le bassin principal.
2. Maintenir une bonne qualité de l'eau : Une eau propre et bien filtrée réduit le stress des poissons et diminue la probabilité d'une infestation parasitaire. Surveillez les paramètres de l'eau, tels que l'ammoniac, les nitrites et le pH, pour maintenir un environnement sain.
3. Surveiller les poissons régulièrement : Inspectez fréquemment vos poissons pour détecter tout signe de frottement, d'irritation ou de production excessive de mucus. Une détection précoce permet une action rapide.
Remarque : Étant donné que les Gyrodactylus sont vivipares, la méthode de la nourriture imprégnée aux vermifuges s’avère souvent très efficace et moins contraignante que de traiter le bassin… ne jamais perdre de vue que tout traitement a un impact négatif sur la santé du poisson et peut également occasionner du stress… Nous voyons parfois des « tueurs fous » qui effectuent traitement sur traitement, produit sur produit et qui finissent par affaiblir plus leurs poissons… plutôt que de leur venir en aide !! Et les résultats sont souvent… nuls malgré tout !
Donc une bonne stratégie est souvent meilleure que de traiter à outrance !
En effet, les poissons qui ingèrent ces pellets seront protégés contre toute attaque durant un bon moment car les vers seront éliminés sans avoir pu se reproduire. D’où le conseil d’en mettre dans les booster vitaminés au printemps et en automne… et plus si un frottis en a révélé un certain nombre à d’autres moments. et ne traiter que lorsque l’invasion est supérieure à ce que les poissons peuvent supporter en gardant un confort de vie acceptable.
06 -Dactylogyrus ou vers de branchies :
Observable au microscope (grossissement de 100 x max)

Les Dactylogyrus, aussi appelés vers des branchies sont des parasites appartenant à la classe des monogènes, qui affectent principalement les branchies des poissons comme les carpes Koï.
Ces parasites sont particulièrement dangereux car ils se nourrissent de sang et de cellules des branchies, entraînant des problèmes respiratoires et d'autres complications graves si l'infestation n'est pas traitée rapidement.
Cycle de vie :
Les Dactylogyrus ont un cycle de vie direct, sans hôte intermédiaire. Les œufs sont pondus dans l'eau et éclosent en larves mobiles (oncomiracidiums), qui cherchent un poisson hôte.Ces larves ont un maximum de 10 heures pour trouver un hôte sinon elles mourront. Elles se fixent sur les branchies des poissons, où elles deviennent des adultes et commencent à se nourrir.
Le cycle de vie complet peut être très rapide, surtout à des températures plus chaudes, ce qui signifie que l'infestation peut se propager rapidement dans un bassin.
Conditions favorables :
Le parasite se multiplie plus rapidement à des températures d'eau élevées (environ 20-30°C). En conséquence, les infestations sont souvent plus graves pendant les mois plus chauds.

Symptômes de l'infestation par Dactylogyrus :
1.Respiration difficile :
Les poissons atteints de Dactylogyrus montrent souvent des signes de difficultés respiratoires. Cela peut se manifester par des mouvements rapides des branchies ou un halètement à la surface du bassin pour obtenir plus d'oxygène.
2.Frottement :
Comme avec d'autres parasites, les poissons peuvent se frotter contre des objets pour essayer de soulager l'irritation causée par les vers des branchies.
3.Léthargie et apathie :
Les poissons infestés deviennent souvent apathiques et passent beaucoup de temps près de la surface ou au fond du bassin. Ils peuvent aussi perdre de l'appétit.
4.Inflammation et décoloration des branchies :
Les branchies peuvent devenir enflammées, avec des taches rouges ou des zones nécrotiques. Dans les cas graves, les branchies peuvent apparaître décolorées, et leur fonction respiratoire est gravement compromise.
5.Production excessive de mucus :
Les poissons peuvent produire du mucus excessif sur les branchies et la peau, donnant un aspect trouble ou grisâtre à certaines parties de leur corps.
6.Mort subite :
Dans les infestations sévères ou non traitées, les poissons peuvent mourir rapidement en raison du stress respiratoire (asphyxie !) causé par les dommages aux branchies.
Causes de l'infestation par Dactylogyrus :
1.Introduction de nouveaux poissons :
Comme pour de nombreux autres parasites, les Dactylogyrus peuvent être introduits dans un bassin par des poissons porteurs qui n'ont pas été correctement traités lors d’une quarantaine.
2.Mauvaise qualité de l'eau :
Une eau de mauvaise qualité affaiblit les poissons, les rendant plus vulnérables aux infestations parasitaires.
3.Surpopulation :
Un trop grand nombre de poissons dans un bassin augmente le stress et la propagation rapide des parasites comme Dactylogyrus.
4.Remarque importante :
Malgré tous les soins que l’on peut apporter à son bassin, personne n’est à l’abris d’une invasion de Dactylogyrus…
Il faut savoir que ceux-ci peuvent être introduits dans votre bassin par :
Les plantes sur lesquelles il y aurait des œufs raison pour laquelle, on conseille toujours de ne pas mettre des plantes nouvellement achetées directement dans votre bassin et le mieux c’est de les désinfecter…
Les oiseaux,canards, hérons, les grenouilles, etc… peuvent aussi véhiculer ce parasite en passant d’un étang contaminé à votre bassin…. et aussi, très important, que les œufs peuvent survivre sans éclore pendant des mois aux basses températures !!
Ainsi, il n’est pas rare de voir une invasion de Dactylogyrus survenir au printemps, quand les températures remontent et sont favorables à l’éclosion d’œufs qui datent… de l’automne dernier !
5.Prévention :
Toujours renforcer au maximum l’immunité de vos poissons pour leur permettre de combattre « naturellement » quelques parasites qui s’aventureraient dans le bassin sans que ceux-ci puissent nuire à leur santé.
Il est ainsi recommandé d’effectuer deux booster vitaminés à « l’alvityl defense » avec des pellets imprégnés au praziquantel (qu’on retrouve dans le lernex food) sur une période de 15 jours au printemps et en automne. C’est nettement moins contraignant et nocif que des traitements plus lourds lorsque vos poissons subissent une forte infestation !
Traitements contre Dactylogyrus (vers des branchies) :
1.Traitements :
- Fluke-S Kusuri
- Lernex Pro & food
- Anti Worm Koï Doctor
- Fluke M Kusuri
- Chloramine T
- Triclam & triclam +
- Praziquantel
- Flubendazole
Remarque :
Le parasite étant ovipare, il faudra effectuer le traitement en 3 doses à intervalles de 5 à 7 jours selon la température du bassin :
4 jours à 25° C, 5 jours à 20 °, 6 jours vers 17°….7 vers 12°.
Changer 20 % de l’eau avant chaque nouvelle dose.
Ensuite : refaire un frottis puis : comme pour le Gyrodactylus : booster vitaminé à l’alvityl avec lernex food : voir « traitement du Gyrodactylus » pour les détails.
2.Bain de sel :
Un bain de sel à une concentration de 15g par litre 15mn peut aider à éliminer certains parasites des branchies et de la peau. Ce traitement est moins agressif que les produits chimiques, mais peut ne pas être suffisamment efficace pour des infestations graves de Dactylogyrus. Par contre, des bains pour des poissons très atteints seront bénéfiques si en même temps qu’un traitement ad hoc dans le bassin collectif pour soulager les poissons fortement contaminés.
3.Changement d'eau et entretien du bassin :
Des changements d'eau réguliers sont nécessaires pour maintenir la qualité de l'eau et réduire la concentration de parasites dans le bassin.
Nettoyez régulièrement les filtres et enlevez les débris pour empêcher l'accumulation de matières organiques qui favorisent la prolifération des parasites.
Prévention de l'infestation par Dactylogyrus :
1.Quarantaine des nouveaux poissons :
Comme pour de nombreux autres parasites, il est crucial de mettre en quarantaine les nouveaux poissons avant de les introduire dans le bassin principal. Cela permet de détecter et de traiter toute infestation de parasites avant qu'elle ne se propage. Un frottis est fortement conseillé, ne pas se fier à l’apparente « bonne santé » seulement !
Il sera plus compliqué de traiter tout le bassin qu’un bac de quarantaine !
2.Maintien de la qualité de l'eau :
Les parasites comme Dactylogyrus prospèrent dans des conditions de mauvaise qualité de l'eau. Assurez-vous que l'eau est bien filtrée, que les niveaux d'ammoniac et de nitrites sont nuls, valeurs KH correctes (vers 8 ou plus) et que le pH est stable. Si ce n’est pas le cas, agir pour retrouver des paramètres corrects le plus rapidement possible.
3.Surveillance régulière des poissons :
Surveillez vos poissons pour détecter tout signe de stress respiratoire ou d'irritation des branchies. Plus le traitement est administré tôt plus il sera efficace… et supportable pour les poissons !
Remarques : On rencontre souvent des personnes sur les réseaux qui se plaignent que les traitements n’agissent plus chez eux c’est tout à fait possible ! A cela, il y a plusieurs raisons !!
A – Si vous utilisez toujours le même traitement, il se peut que les parasites sont devenus plus résistants ! c’est valables pour tous les parasites !)… et donc il faudra ajouter un pourcentage de produit (ne dépassant jamais 20 %... où c’est à vos risques) pour obtenir des résultats.
B – Il se peut que vous ne calculiez pas exactement le cycle de vie du parasite…pas toujours simple car celui-ci dépend de la température de l’eau… en ne perdant pas de vue que la plupart des produits utilisés ne s’attaquent pas aux œufs… avec la conséquence de tuer uniquement les parasites adultes mais pas ceux qui vont naitre protégés dans l’œuf… et c’est repartit pour un tour !!
C – Il est fortement conseillé de ne pas utiliser toujours le même produit d’attaque, même s’il fonctionne bien, car les parasites finiront par faire de la résistance…et il y a une gamme de produits suffisamment grande pour pouvoir le faire !
07 - Costia : Observable au microscope
(grossissement de 100 x minimum)
Le Costia (ou Ichthyobodo necator) est un parasite protozoaire microscopique qui peut causer de graves problèmes chez les carpes Koï et autres poissons d'ornement. Contrairement aux parasites visibles à l'œil nu, comme l'Argulus (pou de la carpe), le Costia est un organisme très petit et impossible à détecter sans un microscope. Il s'accroche à la peau, aux nageoires et aux branchies des poissons provoquant des irritations, des lésions et des infections graves si l'infestation n'est pas traitée rapidement. Il se reproduit à une vitesse spectaculaire ce qui le rend très dangereux si pas mis en évidence rapidement !
Description de Costia :

1.Apparence :
Le Costia est un protozoaire très petit, de forme ovale ou en forme de poire, qui mesure seulement 10-20 microns de long. Il est donc invisible à l'œil nu.
Il se déplace de manière rapide et agitée en utilisant des flagelles (petites extensions en forme de fouet).
Il a la particularité de nager à contre-courant, ce qui rend le diagnostique facile par rapport à d’autres parasites.
2.Mode d'infestation :
Le Costia se multiplie rapidement dans des conditions d'eau suboptimales (même à basse température, mauvaise qualité de l'eau) et s'attache à la peau et aux branchies des poissons.
Il ne peut survivre dans l'eau que durant une heure environ s’il n’a pas trouvé un nouvel hôte !
3.Zones touchées :
Il infecte principalement la peau, les nageoires et les branchies, provoquant une grande irritation et endommageant les tissus externes.
Symptômes de l'infestation par Costia :
1.Irritation de la peau :
Les poissons se frottent contre des objets dans le bassin, essayant de se débarrasser du parasite.
La peau peut devenir trouble ou apparition d’un voile blanc, particulièrement sur les flancs et les nageoires. Cela est dû à l'accumulation de mucus causée par l'irritation.
2.Nage anormale et léthargie :
Les poissons deviennent apathiques, restent souvent à la surface ou au fond du bassin, et nagent de manière erratique.
Ils peuvent montrer des signes de stress et être plus enclins à éviter la lumière.
3.Perte d'appétit :
Les poissons atteints de Costia arrêtent souvent de s'alimenter en raison de la détérioration de leur état général et de l'inconfort.
4.Branchies endommagées :
Le parasite attaque aussi les branchies rendant la respiration difficile. Les poissons peuvent avoir du mal à respirer, se retrouvant souvent à la surface en quête d'oxygène.
Une infection des branchies peut entraîner une décoloration ou un gonflement des branchies.
5.Détérioration rapide :
L'infestation par Costia peut progresser très rapidement !
Il se développe à des températures de 2° C à 30 ° C… ce qui rend compliqué son éradication lorsque les températures sont en-dessous de 10° C… car la plupart des médicaments n’agissent pas ou très faiblement à ces températures… et les poissons gravement infestés peuvent mourir en quelques jours si l'infestation n'est pas traitée à temps.
Causes de l'infestation par Costia :
1.Mauvaise qualité de l'eau :
Une eau polluée, avec des niveaux élevés d'ammoniac, de nitrites ou de matières organiques, favorise la prolifération de Costia. Le parasite profite de poissons stressés et affaiblis par un environnement de mauvaise qualité.
2.Introduction de nouveaux poissons :
Le Costia peut être introduit dans un bassin lorsque de nouveaux poissons infestés ou de l'eau contaminée sont introduits sans quarantaine préalable.
3.Températures froides :
Le Costia peut se développer particulièrement bien à des températures de l'eau basses, ce qui en fait un problème saisonnier dans certains climats.
4.Utilisation de sel dans un bassin :
Certains passionnés de bassins sont tentés de mettre du sel dans leur bassin…. C’est une très mauvaise idée ! L’utilisation du sel devrait être réservée uniquement aux soins : bain flash 15/15 par exemple et traitements longs de 6 à 8 gr en bac de quarantaine !
Pourquoi ? Tout simplement parce qu’une concentration de sel de 0,3 à 1 gr de sel par litre peut avoir plus d’effets négatifs… que positifs !
Nous ne citerons, pour exemple, que l’expérience du Dr Maarten Lammens dans son livre « le spécialiste du koï » : « un inconvénient majeur quant à l’utilisation du sel à faible concentration dans un bassin à poissons…c’est qu’un nombre de parasites (comme trichodine et costia)…. pourraient être stimulés par cette faible concentration de sel ! »
Autrement dit…. vous risquez d’aggraver une situation d’infestation plutôt qu’à la réduire !
Traitements pour le Costia :
1.Traitement au permanganate de potassium :
- Le permanganate de potassium est un traitement courant pour Costia. Il est efficace pour tuer les parasites sur la peau et les branchies.
- Attention à utiliser avec une extrême prudence, le dosage doit être précis (10 gr / 1000 litres) pour un bain de 10 à 15 minutes maximum. Dans le bassin le dosage diminue (de 2 à 4 gr / 1000 litres) selon l’état du bassin (peu ou beaucoup de matière organique au fond du bassin)
- Précaution : Il est essentiel de surveiller les poissons pendant le traitement car un dosage incorrect peut causer des brûlures ou des dommages aux branchies.
2.Traitement aux produits :
- Alparex Colombo
- Kusuri Acriflavine
- FMC 50 de Colombo
- Kusuri Formaline & Malachite Premix
- Chloramine T
- Anti-Parasite de Koi Doktor
Quel que soit le traitement choisi, il faut bien lire la notice et respecter le dosage prescrit.
Précaution : Ces produits sont toxiques s'ils sont mal dosés ! Donc il est essentiel de suivre les instructions du fabricant ou de demander conseil à un spécialiste.
3. Changement d'eau :
Effectuez des changements d'eau réguliers et améliorez la qualité de l'eau pour aider les poissons à se rétablir. Un environnement propre et bien filtré est crucial pour limiter la propagation du parasite et favoriser la récupération des poissons.
4. Quarantaine et traitement préventif :
Isoler les poissons gravement touchés dans un bassin de quarantaine et leur fournir un traitement concentré peut être plus efficace que de traiter tout le bassin.
Traiter préventivement les nouveaux poissons avec des bains antiparasitaires avant de les introduire dans le bassin principal peut également aider à prévenir la propagation de Costia. Notamment en effectuant un bain de sel 15/15… toujours recommandé fortement lorsque de nouveaux poissons doivent rejoindre le bassin collectif !
08 - Oodinium ou maladie du velours :
Observable au microscope et à l’œil nu

Oodinium (également appelé maladie du velours ou velvet disease) est une infection parasitaire provoquée par des protozoaires du genre Oodinium (principalement Oodinium pillularis ou Oodinium limneticum pour les poissons d'eau douce).
C'est une maladie redoutée chez les poissons d'ornement, y compris les carpes Koï, car elle est hautement contagieuse et peut être fatale si elle n'est pas traitée rapidement. Le parasite attaque la peau, les branchies et parfois les nageoires des poissons, formant un revêtement ressemblant à de la poussière ou du velours doré, brunâtre ou grisâtre.
Description d’Oodinium :

1.Apparence :
Oodinium se présente sous forme de minuscules points dorés ou cuivrés (parfois grisâtres ou brunâtres) à la surface du poisson, créant un aspect poussiéreux ou velouté.
La maladie affecte surtout la peau et les branchies des poissons provoquant une irritation et une détérioration des tissus.
2.Cycle de vie :
Comme de nombreux parasites, il a un cycle de vie qui comprend plusieurs stades :
Tomontes : Le parasite libère des cellules libres dans l'eau, qui s'attachent aux poissons. Une fois attaché, il devient un trophont, se nourrissant des cellules de la peau et des branchies du poisson.
Trophontes : C’est le stade où le parasite cause des dégâts, se nourrissant des tissus du poisson et provoquant des lésions.
Division : Une fois mature, le parasite se détache du poisson et tombe au fond du bassin ou se fixe sur une autre surface, où il se divise pour produire de nouveaux tomonts.
3.Conditions favorables :
Oodinium préfère des conditions d'eau pauvre en oxygène et des températures comprises entre 20°C et 27°C. Les bassins surpeuplés ou mal entretenus sont des environnements propices pour sa prolifération.
Symptômes de la maladie du velours (Oodinium) :
1.Aspect velouté :
Les poissons développent un aspect poussiéreux ou velouté de couleur dorée, cuivrée ou grisâtre sur leur corps, dû aux trophonts du parasite attachés à la peau et aux nageoires.
2.Frottement et flashing :
Les poissons infectés se frottent fréquemment contre les objets du bassin, les rochers ou le fond du bassin pour tenter de se débarrasser du parasite, un comportement appelé "flashing".
3.Respiration rapide et halètement :
Comme Oodinium attaque également les branchies, les poissons peuvent présenter des signes de détresse respiratoire, notamment une respiration rapide ou haletante à la surface de l’eau, cherchant des zones bien oxygénées.
4.Léthargie et perte d’appétit :
Les poissons affectés deviennent souvent apathiques, perdent leur appétit et cessent de se nourrir, parfois restant immobiles au fond du bassin.
5.Décoloration et détérioration des nageoires :
À mesure que la maladie progresse, les poissons peuvent souffrir de détérioration des nageoires, d'une perte de couleur et de la formation de lésions cutanées.
6.Infections secondaires :
Les dommages causés par le parasite ouvrent la voie à des infections bactériennes ou fongiques secondaires, ce qui aggrave l'état du poisson.
Causes de l’infection par Oodinium :
1.Introduction de nouveaux poissons contaminés :
La maladie peut être introduite dans un bassin par des poissons porteurs du parasite, souvent sans symptômes visibles initiaux.
2.Mauvaise qualité de l’eau :
Un environnement stressant, avec une mauvaise qualité de l’eau, une faible oxygénation et une accumulation de déchets organiques, favorise la prolifération de Oodinium.
3.Stress des poissons :
Le stress dû à des variations de température, une surpopulation ou un manque d’abris rend les poissons plus vulnérables à l'infestation.
Traitement contre Oodinium :
1.Le traitement :
FMC uniquement !
Remarque : L’oodinium est une maladie rare en bassin mais à ne pas prendre à la légère !
Ce parasite est souvent confondu avec l’ichthyophtirius multifiliis car visuellement, tous les deux se voient sur les poissons : minuscules points repérables sur la peau. Sauf que les points de l’ooidium sont plus petits. Pour avoir un pronostique clair et précis, il faudra utiliser le microscope et effectuer un frottis.
Concernant le traitement, en eau douce…donc dans nos bassins…le seul traitement efficace est le FMC…. d’autres produits utilisés, la méthode du sel, les UV,etc… ne feront que retarder la propagation sans éradiquer le parasite !
Et puisqu’on parle de celui-ci, plus l’eau est chaude (à partir de 20°) plus le parasite va se multiplier rapidement ! Et cela sera catastrophique car moins il y en aura, plus efficace sera le traitement !
Donc, dès que le parasite a été identifié : traitement au FMC, en 3 parties exactement comme pour l’Ichthyophtirius. (voir au numéro 11).
En eau de mer (aquarium) le meilleur produit utilisé contre l’ooidium est le sulfate de cuivre… mais il n’est pas toléré en eau douce et même mortel à PH en-dessous de 7… donc, on oublie !
Conseil : qui vaut pour tous les parasites : ne JAMAIS donner de la nourriture vivante provenant du milieu aquatique : (vers de vase, tubifex, gammares, etc…)
2.Changements d’eau et aération :
Faites des changements d'eau réguliers pour réduire la concentration de parasites dans le bassin. Une bonne aération est également cruciale, car Oodinium affecte les branchies et peut provoquer une hypoxie chez les poissons.
Prévention de l’infection par Oodinium :
1.Quarantaine des nouveaux poissons :
Comme pour la plupart des parasites, il est essentiel de mettre en quarantaine les nouveaux poissons pendant 2 à 4 semaines avant de les introduire dans le bassin principal. Ne pas oublier le frottis de contrôle… ne pas se fier uniquement à l’aspect visuel et au comportement du poisson.
2.Maintien de la qualité de l’eau :
Garder une eau propre, bien filtrée, et éviter la surpopulation sont des mesures clés pour prévenir l'apparition de la maladie du velours.
3.Bonne oxygénation :
Assurez-vous que le bassin est bien aéré, en particulier si vous avez de nombreux poissons. Les poissons atteints d'Oodinium souffrent souvent d'une insuffisance d'oxygène due aux dommages causés aux branchies.
4.Éviter les changements brusques de température :
Les fluctuations rapides de température peuvent stresser les poissons et les rendre plus vulnérables aux infections parasitaires.
09 - Trichodine : Observable au microscope

Les Trichodines sont des protozoaires parasites, plus précisément des ciliés, qui affectent la peau, les nageoires et parfois les branchies des poissons, y compris les carpes Koi. Contrairement aux parasites comme les vers, les trichodines sont unicellulaires et se déplacent activement grâce à des cils disposés autour de leur corps. Bien que les infestations légères soient souvent tolérées par les poissons sans trop de problèmes, des infestations plus graves peuvent causer des dégâts significatifs, surtout si les poissons sont déjà affaiblis par d'autres stress, comme une mauvaise qualité de l'eau.
Description des Trichodines :

1.Apparence :
Les Trichodines ont une forme de disque plat, ressemblant à une soucoupe sous le microscope. Elles sont invisibles à l'œil nu, leur taille étant d'environ 40 à 70 microns.
Elles possèdent une couronne de cils à l'extérieur qui leur permet de se déplacer rapidement sur la peau et les branchies des poissons.
Elles se fixent à la surface du poisson à l'aide d'une structure circulaire appelée disque adhésif, qui présente des crochets minuscules.
2.Mode de vie :
Les Trichodines se nourrissent de débris organiques, de cellules de la peau et du mucus produit par les poissons. Elles ne pénètrent pas profondément dans les tissus du poisson mais peuvent causer une irritation importante et favoriser des infections secondaires en endommageant la couche protectrice de mucus.
Elles sont opportunistes, se multipliant rapidement dans des environnements où la qualité de l'eau est mauvaise, une surpopulation ou lorsque les poissons sont stressés.
3.Conditions favorables :
Les infestations de Trichodines se produisent principalement dans des eaux pauvres en oxygène polluées ou avec des températures élevées, ce qui affaiblit les défenses immunitaires des poissons.
Ce parasite se multiplie dans des eaux entre 4° C et 30 °C ! Donc, pas de trêve hivernale pour trichodina qui sera difficile à éradiquer l’hiver !
Symptômes d'une infestation par Trichodines :
1.Frottement et irritation :
Les poissons affectés par les trichodines se frottent souvent contre les parois du bassin, les rochers ou d'autres objets pour tenter de soulager l'irritation provoquée par le parasite.
2.Production excessive de mucus :
Une surproduction de mucus est un signe commun d'infestation par Trichodine. La peau des poissons peut apparaître trouble avec un revêtement glissant ou laiteux dû à l'excès de mucus.
3.Détérioration des nageoires :
Les nageoires peuvent sembler effilochées, déchirées ou abîmées à cause des parasites qui s'y attachent.
4.Léthargie et perte d'appétit :
Les poissons affectés peuvent devenir léthargiques, perdre leur appétit et rester inactifs près de la surface ou au fond du bassin.
5.Respiration difficile :
Si les trichodines infectent les branchies, les poissons peuvent avoir des difficultés à respirer. Vous remarquerez peut-être des mouvements rapides des branchies ou des poissons haletant à la surface.
6.Infections secondaires :
Les dommages causés à la couche de mucus et à la peau des poissons les rendent vulnérables aux infections bactériennes ou fongiques secondaires ou à l’apparition d’autres parasites qui profiteront de la fragilité des poissons atteins de trichodina.
Causes de l'infestation par Trichodine :
1.Mauvaise qualité de l'eau :
Les Trichodines se développent dans des environnements où la qualité de l’eau est médiocre, avec une accumulation de matières organiques, des niveaux élevés d'ammoniac ou de nitrites ou un faible taux d'oxygène dissous.
2.Stress des poissons :
Le stress affaiblit le système immunitaire des poissons, les rendant plus vulnérables aux infestations. Cela peut être dû à des changements brusques de températures, une surpopulation, une mauvaise alimentation ou des manipulations fréquentes.
3.Introduction de nouveaux poissons :
Les trichodines peuvent être introduites dans le bassin avec des poissons nouvellement achetés qui n'ont pas été correctement mis en quarantaine.
Traitements contre les Trichodines :
1.Traitement au sel (bain de sel) :
Un bain de sel est une méthode couramment utilisée pour traiter les Trichodines, car ces protozoaires sont sensibles aux variations de salinité. Une concentration de sel de 15g/litre pendant 15mn peut tuer les parasites sans nuire aux poissons.
2.Traitements :
- Alparex de Colombo
- Omnipur A de Sera
- Anti-Par de Koï Doctor
- Permanganate de potassium.
- Chloramine T
- FMC 50 de Colombo.
3.Formaldéhyde et vert de malachite :
Un mélange de formaldéhyde et de vert de malachite est efficace pour tuer les Trichodines et d'autres parasites externes.
Ce traitement doit être administré avec précaution, car ces substances peuvent être toxiques à forte dose, surtout si l'oxygénation de l'eau est insuffisante.
4.Changement d'eau et entretien du bassin :
Des changements d'eau réguliers sont essentiels pour éliminer les débris organiques et réduire la charge parasitaire dans le bassin.
Nettoyez régulièrement les filtres et les parois du bassin pour éliminer les matières organiques qui peuvent servir de source de nourriture pour les Trichodines.
5.Améliorer l'oxygénation de l'eau :
Les Trichodines prospèrent dans des eaux pauvres en oxygène. Ajouter un aérateur ou une pompe à air pour augmenter le taux d'oxygène dissous dans le bassin peut rendre l'environnement moins propice à leur prolifération et aider les poissons qui en seraient atteints.
Prévention de l'infestation par Trichodines :
1.Maintien de la qualité de l'eau :
La prévention commence par une excellente gestion de l'eau. Assurez-vous que les niveaux d'ammoniac, de nitrites sont nuls et que l'eau est bien oxygénée. Des changements d'eau réguliers et un entretien adéquat des filtres contribuent à prévenir les infestations.
NB : si vous avez des nitrites et (ou) de l’ammoniac, il faut en rechercher les causes et y pallier le plus rapidement possible ! (souvent un excès de nourriture, une surpopulation ou une filtration non adaptée car pas suffisamment optimale.)
2.Quarantaine des nouveaux poissons :
Comme avec d'autres parasites, la mise en quarantaine des nouveaux poissons pendant au moins 2 à 4 semaines est cruciale pour éviter l'introduction de trichodines dans votre bassin principal.(effectuer des frottis de contrôle !).
3.Contrôle de la densité de population :
La surpopulation stresse les poissons et favorise la propagation des parasites. Assurez-vous que le bassin n’est pas surchargé et que chaque poisson dispose de suffisamment d’espace.
4.Surveillance régulière des poissons :
Surveillez vos poissons pour détecter tout signe d'irritation, de frottement ou de production excessive de mucus. Un diagnostic précoce permet une intervention rapide et efficace.
10 - Chilodonella : Observable au microscope

Le Chilodonella est un protozoaire cilié qui parasite principalement la peau et les branchies des poissons, y compris les carpes Koi. Il s’agit d’un parasite particulièrement dangereux s’il n’est pas détecté rapidement car il peut provoquer une détresse respiratoire sévère et attaquer les branchies. Ce parasite se multiplie rapidement, surtout dans des conditions d’eau froide…ce qui le rend alors difficile à traiter…et il peut causer des décès rapides chez les poissons gravement infestés.
Description du Chilodonella :

1.Apparence :
Chilodonella est un protozoaire en forme de haricot, avec une taille d’environ 40 à 70 microns, invisible à l’œil nu.
Il possède des cils qui lui permettent de se déplacer et de s’attacher aux tissus du poisson, notamment sur la peau et les branchies.
2.Mode de vie :
Le parasite se fixe sur la peau et les branchies du poisson, se nourrissant du mucus protecteur et des cellules de la peau et des branchies. Cela entraîne une irritation et une inflammation pouvant affecter gravement la capacité respiratoire du poisson si les branchies sont fortement colonisées.
Le Chilodonella prospère dans des eaux froides, généralement entre 3 et 15°C, ce qui le rend particulièrement problématique au printemps et en automne. Il peut aussi survivre dans des conditions d’eau plus chaude, mais sa prolifération est plus lente.
3.Conditions favorables :
Une mauvaise qualité de l’eau, un stress important des poissons et des bassins surpeuplés sont des facteurs qui favorisent une infestation rapide et sévère par Chilodonella.
Remarque :
Pour mettre en évidence ce parasite, il est primordiale d’effectuer un frottis car les symptômes témoignant de sa présence sont identiques à ceux que l’on retrouve chez d’autres parasites comme costia, trichodine, etc…
Symptômes d’une infestation par Chilodonella :
1.Respiration rapide et difficulté respiratoire :
Comme le parasite attaque souvent les branchies, les poissons peuvent avoir des difficultés à respirer, haletant à la surface de l’eau ou se tenant près des aérateurs où l’oxygène est plus abondant.
Les branchies peuvent apparaître gonflées, avec une décoloration ou une texture anormale.
2.Frottement et irritation :
Les poissons infestés se frottent souvent contre les parois du bassin ou les objets pour tenter de soulager l’irritation causée par le parasite.
3.Production excessive de mucus :
Une production excessive de mucus est souvent visible, en particulier sur la peau et les branchies. Le poisson peut sembler "trouble" ou avoir une apparence laiteuse à cause de cette surproduction de mucus.
4.Comportement léthargique :
Les poissons très affectés deviennent souvent léthargiques, avec une perte d’appétit et une réduction de leur activité. Ils peuvent rester immobiles au fond du bassin ou près de la surface dans un état de détresse pouvant conduire à la mort si pas de traitement.
5.Détérioration de la peau et des nageoires :
Des zones rougies, des lésions ou des ulcérations peuvent apparaître à la surface de la peau du poisson, causées par l’irritation prolongée et les dégâts de Chilodonella.
6.Perte d’appétit :
Les poissons peuvent arrêter de s'alimenter complètement en raison de l'inconfort et de la difficulté à respirer, ce qui entraîne une perte de poids et un affaiblissement général.
Causes de l’infestation par Chilodonella :
Mauvaise qualité de l’eau :
Une eau polluée ou riche en matières organiques favorise la prolifération du parasite. Des niveaux élevés d'ammoniac ou de nitrites peuvent également affaiblir les poissons, les rendant plus vulnérables.
Température de l'eau basse :
Chilodonella se développe à partir de 5° C, ce qui en fait un problème fréquent lors des périodes de transition, comme le printemps et l'automne. En dessous de 10 ° C, tout traitement devient compliqué…d’ où être vigilants à la fin de l’automne avant d’arriver à 10 ° C dans l’eau.
Introduction de nouveaux poissons contaminés :
Comme pour de nombreux parasites, l’introduction de poissons nouvellement achetés ou issus d’un environnement contaminé peut introduire Chilodonella dans le bassin.
Traitements contre Chilodonella :
1.Traitement au sel (bain de sel) :
Un bain de sel est souvent utilisé pour traiter une infestation légère à modérée de Chilodonella. Ce traitement peut tuer les protozoaires sans nuire aux poissons s’il est correctement dosé.
Dosage recommandé : Une concentration de 0,7 % à 0,8 % (7 à 8 grammes de sel non iodé par litre d’eau) peut être maintenue pendant plusieurs jours suffit pour éliminer le parasite… ceci, il va de soi, doit se faire en bac hôpital et pas dans le bassin !
Précaution : Assurez-vous que le bac de quarantaine est bien oxygéné pendant le traitement, car le sel peut diminuer l’oxygène dissous dans l’eau.
2.Traitements :
- L'Alparex de Colombo
- Anti-Par Koï Doctor
- Omnipur A de Sera
- kusuri formaline & malachite premix
- chloramine T.
- FMC 50 de Colombo.
- Permanganate de potassium.
3.Changement d'eau et amélioration de la qualité de l'eau :
Faire des changements d’eau réguliers et améliorer la filtration du bassin est essentiel pour éliminer les déchets organiques qui favorisent la prolifération des parasites.
Surveillez les paramètres de l’eau, en particulier l'ammoniac, les nitrites et le pH pour assurer un environnement sain.
Prévention de l’infestation par Chilodonella :
1.Quarantaine des nouveaux poissons :
Mettez en quarantaine tous les nouveaux poissons pendant au moins 2 à 4 semaines avant de les introduire dans votre bassin principal pour éviter l’introduction de parasites comme Chilodonella. Toujours effectuer un frottis de contrôle pour être rassuré.
2.Maintien d’une bonne qualité de l’eau :
Une gestion rigoureuse de la qualité de l'eau est essentielle pour prévenir les infestations. Surveillez les niveaux d'ammoniac et de nitrites… assurez-vous que l'eau est bien oxygénée.
3.Surveillance des poissons :
Vérifiez régulièrement l'état de santé des poissons, en surveillant tout signe de frottement, de production excessive de mucus ou de respiration difficile.
4.Contrôle de la densité de population :
Évitez la surpopulation, car un nombre excessif de poissons dans un bassin augmente le stress et favorise la prolifération des parasites.
5.Entretien des filtres :
Nettoyez et entretenez régulièrement le système de filtration pour éviter l'accumulation de matières organiques.
11 - Points blancs ou Ichthyophthirius multifiliis :
Observable au microscope et à l’œil nu

Les points blancs, également connus sous le nom de maladie des points blancs ou Ichthyophthirius multifiliis
(communément appelé Ich), sont causés par un protozoaire cilié qui affecte de nombreux poissons d’eau douce, y compris les poissons d’eau froide. C’est l'une des maladies parasitaires les plus courantes et reconnaissables en raison des petits points blancs visibles sur la peau, les nageoires et parfois les branchies des poissons.
Description de l’Ich (Ichthyophthirius multifiliis) :

1.Apparence :
Le parasite Ich est un protozoaire cilié qui s’enkyste sous la peau et les écailles du poisson, formant de petits points blancs caractéristiques d’environ 1 mm de diamètre.
Les kystes sont les stades visibles du parasite, et chacun renferme un protozoaire en développement.
2.Cycle de vie :
Le cycle de vie du parasite Ich se divise en trois phases :
Phase de trophonte : C'est le stade où le parasite se nourrit du poisson, caché sous la peau et les écailles, et où il provoque l’apparition des points blancs.
Phase de tomonte : Une fois mature, le trophont quitte le poisson, tombe au fond du bassin, nagera librement quelques temps et nidifiera dans l’heure sur tout ce qu’il y a dans le bassin : plantes, pierres, débris végétaux, etc… d’où le conseil d’avoir toujours le fond du bassin le plus propre possible, exempt de matières organiques potentiellement colonisables par les parasites !
Ce trophont va se transformer en kyste appelé « tomont ».Chacun de ceux-ci va ensuite se diviser en 2000 cellules filles environ, appelées « theronts » en 24 H seulement ! C’est dire la rapidité de l’infestation de ce parasite !!
Phase de theronte : Ces theronts vont se libérer du kyste et nager librement dans le bassin à la recherche d’un hôte potentiel et le cycle recommencera ! C’est à ce stade qu’il faut être le plus efficace dans les traitements car les theronts n’auront aucune protection face à ceux-ci… contrairement aux 2 stades précédents : trophonts et tomons.
3.Conditions favorables :
Le cycle de vie d’Ich est fortement influencé par la température de l'eau. Dans des eaux chaudes (autour de 25°C), le cycle complet dure environ 3 à 4 jours. Cependant, dans des eaux plus froides (15°C à 10° C ou moins) l’Ich pouvant parasiter dans des eaux de 4° C à 32 ° C, température à laquelle il meurt), le cycle peut être considérablement prolongé, ce qui rend le traitement plus difficile.
Remarque : Il existe une méthode de calcul très simple à appliquer pour calculer le temps entre 2 traitements : vous divisez le nombre 100 par le nombre de degrés pour obtenir le nombre de jours.
Exemples : à 25 ° : 4 jours à 20 ° : 5 jours à 16° : 6 jours à 14° : 7 jours…à 12° : 8 jours à 10° : 10 jours et en-dessous de 10, tous les traitements deviennent difficiles ou impossibles car certains traitements (notamment contenant du formol) risquent de précipiter et occasionner de gros problèmes, donc à éviter.
Symptômes de l’infestation par Ich :
1.Apparition de points blancs :
Le signe le plus visible est la présence de petits points blancs sur la peau, les nageoires et parfois les branchies du poisson. Ces points ressemblent à des grains de sel.
2.Frottement et comportement agité :
Les poissons affectés par l'Ich se frottent souvent contre les objets ou les parois du bassin pour essayer de se débarrasser du parasite. Ce comportement est appelé "flashing".
3.Respiration difficile :
Lorsque les branchies sont touchées, les poissons peuvent présenter des difficultés respiratoires, haleter à la surface ou rester près des zones bien oxygénées du bassin.
4.Léthargie et perte d’appétit :
Les poissons infestés deviennent souvent léthargiques, perdent leur appétit et cessent de se nourrir correctement.
5.Nage anormale :
Les poissons peuvent montrer des signes de désorientation ou une nage erratique en raison du stress causé par les parasites.
6.Infections secondaires :
Les zones affectées par Ich peuvent être sujettes à des infections bactériennes ou fongiques secondaires à cause des dommages causés à la peau et aux écailles.
Causes de l’infestation par Ich :
1.Introduction de nouveaux poissons contaminés :
L'une des principales causes d'infestation est l'introduction de poissons infectés dans le bassin. Le parasite peut être transporté dans un stade non visible à l'œil nu.
2.Mauvaise qualité de l’eau :
Un environnement stressant pour les poissons (mauvaise qualité de l’eau, fluctuations de température, surpopulation) les rend plus vulnérables aux infections par Ich.
3.Stress des poissons :
Le stress abaisse les défenses immunitaires des poissons, les rendant plus susceptibles de contracter la maladie.
Traitements contre Ich (maladie des points blancs) :
1.Augmentation de la température :
L’un des moyens « naturel » pour tuer ce parasite est d’élever la température de l’eau au-delà de 32° C mais évidemment c’est à faire dans un bac de quarantaine et, concernant les poissons de bassins, on est limite dans les t° supportables !
Donc pas pratique avec des koï. En aquariophilie, c’est un procédé utilisé en bac de quarantaine sans plantes. Donc, pas recommandé pour de gros poissons en nombre à traiter mais savoir que c’est possible.
Précaution : Une augmentation rapide de la température peut stresser les poissons, alors faites-le progressivement sur plusieurs heures. Idem pour la descente !!
2.Traitement au sel (bain de sel) :
Le bain de sel est un traitement efficace contre Ich, surtout si l'infestation est détectée tôt. Le sel aide à tuer les parasites lors de leur phase libre à raison de 5 à 8 g/l pendant 10 jours combiné avec une hausse des températures avoisinant les 30° C
NB : procédé plutôt réservé à l’aquariophilie mais pas pratique en bassin.
3.Formaldéhyde et vert de malachite :
Un mélange de formaldéhyde,bleu de méthylène et de vert de malachite est couramment utilisé pour traiter les infestations d'Ich. Ce traitement tue les parasites en phase libre. C’est le traitement le plus utilisé et le plus efficace en sachant qu’après traitement, il faudra « soigner » sa filtration et lui redonner du tonus !
Conseil : utilisez un produit existant et ne jouez pas au petit chimiste sauf si vous êtes sûr de votre coup ! Par exemple : FMC 50 de Colombo.
4.Autres traitements possibles :
- Alparex Colombo
- Kusuri Formaline & Malachite Premix
- Anti-parasites de koï Doctor.
- Omnipur de Sera.
- Chloramine T.
5.Changements d'eau réguliers et entretien du bassin :
Faites des changements d'eau fréquents pour réduire la concentration de parasites libres dans le bassin. Une bonne filtration et un nettoyage des déchets organiques sont essentiels pour minimiser les conditions favorables à la prolifération du parasite.
Prévention de l’infestation par Ich :
1.Mise en quarantaine des nouveaux poissons :
Comme pour beaucoup d’autres parasites, il est important de mettre en quarantaine tous les nouveaux poissons pendant 2 à 4 semaines avant de les introduire dans le bassin principal et d’effectuer un frottis à l’arrivée, traiter si nécessaire et un frottis de contrôle avant de déplacer les poissons dans le bassin principal !
2.Maintien d’une bonne qualité de l’eau :
Assurez-vous que les paramètres de l'eau (pH, ammoniaque, nitrites, KH entre 5 et 8 minimum, GH vers 10 minimum) sont correctement maintenus et que l'eau est bien oxygénée. Une eau de mauvaise qualité peut stresser les poissons, les rendant plus sensibles aux parasites.
3.Surveillance régulière des poissons :
Surveillez attentivement les poissons pour détecter les premiers signes d'infestation (frottement, apparition de points blancs). Une détection précoce permet un traitement plus rapide et efficace.
4.Température stable de l’eau :
Évitez les fluctuations soudaines de la température de l’eau, qui peuvent stresser les poissons et les rendre plus vulnérables à une infestation d’Ich.
5.Aération adéquate :
Assurez-vous que le bassin est bien oxygéné, car les poissons infestés par Ich peuvent éprouver des difficultés à respirer, surtout si les branchies sont touchées.
Remarques importantes :
Nous tenons à attirer votre attention sur ce parasite en particulier car on minimise souvent sa présence et c’est un des plus complexes à traiter et surtout il peut faire des ravages dans votre bassin si vous ne l’identifiez pas !
Pourtant, vous n’aurez pas d’excuses : ce parasite se voit à l’œil nu !
Donc vigilance et observation régulière pour le déceler !
Plus particulièrement :
- vous avez été acheter des plantes pour mettre dans votre bassin sans les désinfecter ou pire : vous êtes allé en chercher dans un étang ou le bassin d’un ami et vous introduisez des tomonts collés à celles-ci dans votre bassin… et c’est parti !
- vous venez d’acheter de nouveaux poissons et vous les « acclimatez » de la manière classique : acclimatation à la température puis à votre eau et hop : dans le bassin !
les poissons ont été stressé lors du transport, mélange de votre eau avec celle du sac, poissons contaminés sans que ça ne soit visible, et c’est parti !
Un petit mot à ce sujet :
Beaucoup de passionnés s’aperçoivent que leurs poissons achetés déclarent la maladie chez eux et imputent la responsabilité au vendeur ! Erreur à ne pas commettre, des poissons qui ont eu la maladie et qui ont forgé leur immunité peuvent ne pas être affectés mais transmettre, malgré tout, la maladie à d’autres !
Donc, pour ne pas prendre de risques : poisson acheté = bac de quarantaine ou au minimum un bain de sel 15/15 avant d’être introduit dans le bassin principal !
- Vous avez effectué un changement d’eau dans votre bassin, l’eau du robinet est très froide lors du remplissage (pour l’éviter : toujours remplir lentement à jet de bruine dirigé sur un diffuseur) trois jours après, c’est parti : points blancs !
- Pire (car là ce n’est pas de votre faute !) un gros orage soudain en été quand l’eau est chaude en surface après une journée ensoleillée : de la grêle, vos poissons remontent à la surface, la grêle refroidit exagérément le miroir d’eau et c’est parti !
Traiter correctement :
Si, malheureusement, vos poissons sont atteints d’ichthyophtitius multifiliis, effectuez le traitement correctement ! Il faudra 3 parties dans le traitement, calculer les 2ème et 3ème traitements en fonction de la température du bassin pour ne pas se planter et devoir tout recommencer !
Ne pas perdre de vue que tout traitement, même si nécessaire, est une épreuve pour vos poissons, donc en faire le moins possible, juste quand nécessaire et judicieusement !
Utilisez la méthode et le produit le plus adéquat pour enrayer l’infestation et faites un frottis de contrôle après le traitement !
L’ich n’est pas un gros danger pour les poissons pour autant qu’il soit traité ! Et le plus précocement possible, dès l’apparition des premiers points blancs car le traitement est complexe vu le cycle de reproduction du parasite !
Plus vite on intervient, meilleures seront les chances d’éradiquer le problème !
Ne jamais attendre que l’infestation soit exagérée car là, la résistance des poissons sera mise à mal et la quantité de parasites risque de devenir très vite difficilement gérable !
La conséquence : perte d’immunité des poissons affaiblis pouvant conduire à leur mort !
Donc, ne pas sous-estimer ce parasite comme bénin, s’il est traité, vu sa rapidité de propagation, encore plus renforcée en eau chaude !
L’ich ne disparaît jamais seul !
12 – Saprolegnia : Observable à l’œil nu

La Saprolegnia, souvent appelée moisissure aquatique ou champignon des poissons, est un genre de champignon aquatique qui affecte fréquemment les poissons, y compris les Koï ainsi que leurs œufs. Elle est souvent visible sous forme de fongus cotonneux blanc ou grisâtre, qui se développe sur la peau, les branchies ou les blessures des poissons. Bien qu’elle ne soit pas toujours fatale, une infestation non traitée peut entraîner des complications graves, en particulier en affaiblissant le poisson et en permettant l'apparition d'infections secondaires.
Description de Saprolegnia :

1.Apparence :
La Saprolegnia ressemble à une moisissure filamenteuse, souvent blanche, grise ou parfois verte à cause des algues qui s’y déposent. Elle forme des touffes cotonneuses sur la peau, les nageoires ou les branchies des poissons. Elle est particulièrement visible sur les zones endommagées ou affaiblies.
Elle peut également affecter les œufs de poissons, les recouvrant d'une substance blanche qui empêche leur développement normal entraînant la pourriture de ceux-ci.
2.Conditions favorables :
Saprolegnia prospère dans les eaux froides et peu oxygénées, avec une croissance optimale à des températures inférieures à 15°C. Elle devient moins problématique dans des eaux plus chaudes, mais elle peut encore se manifester tout en progressant moins vite.
Elle se développe souvent sur des poissons déjà affaiblis ou blessés, notamment après des maladies parasitaires (comme les infestations de parasites de peau) ou des blessures physiques.
L’apparition de saprolegnia est souvent due à de mauvaises conditions d’hygiène du bassin (beaucoup de matière organique, peu ou pas de changements d’eau ou des paramètres d’eau incorrectes. La surpopulation est aussi un facteur favorable.)
3.Cycle de vie :
Les spores de Saprolegnia sont constamment présentes dans les environnements aquatiques. Cependant, elles ne provoquent une infection que lorsqu'elles trouvent des tissus endommagés chez un poisson affaibli et un environnement propice à son développement (hygiène douteuse du bassin…) car les poissons sains peuvent généralement résister à l'invasion.
Une fois que le champignon s'installe, il forme des filaments de mycélium appelés « hyphes » qui envahissent les tissus du poisson et provoquent une nécrose.
Symptômes d’une infection par Saprolegnia :
1.Présence de masses cotonneuses :
La manifestation la plus évidente est la formation de masses blanches, grisâtres ou verdâtres ressemblant à du coton sur la peau, les branchies ou les nageoires du poisson.
2.Détérioration de la peau et des nageoires :
Le champignon provoque la détérioration des tissus sous-jacents, ce qui peut entraîner des ulcérations, des plaies ouvertes et des nageoires abîmées.
3.Léthargie et perte d'appétit :
Les poissons infectés deviennent souvent léthargiques et cessent de s'alimenter. Ils peuvent également rester au fond du bassin ou près de la surface.
4.Difficulté respiratoire :
Si les branchies sont infectées, le poisson peut présenter des signes de détresse respiratoire, haletant à la surface ou cherchant à rester près des aérateurs pour obtenir plus d'oxygène.(effet asphyxiant direct dû aux moisissures en nombre).
5.Infections secondaires :
Les poissons infectés par Saprolegnia sont souvent sujets à des infections bactériennes ou parasitaires secondaires en raison de l'affaiblissement de leur système immunitaire et des lésions cutanées.
Causes et facteurs déclenchants :
1.Blessures physiques :
Les poissons avec des blessures cutanées causées par des combats, des frottements contre des objets rugueux ou des maladies parasitaires sont plus vulnérables à Saprolegnia.
2.Mauvaise qualité de l'eau :
Une eau polluée ou mal oxygénée, avec des niveaux élevés d’ammoniac, de nitrites ou de matières organiques, favorise le développement de Saprolegnia.
3.Température de l'eau :
Les eaux froides, souvent en automne et en hiver, sont idéales pour la prolifération de Saprolegnia qui sévit à partir de 2° C seulement !
4.Stress des poissons :
Un poisson stressé par des conditions environnementales inadaptées ou une surpopulation est plus susceptible de développer des infections fongiques.
Traitements contre Saprolegnia :
1.Traitement au sel :
Un bain de sel est une méthode courante pour traiter Saprolegnia. Le sel aide à tuer le champignon tout en réduisant le stress sur le poisson et en favorisant la guérison des blessures. 15G/litre pendant 15mn avec oxygénation Prévoir plusieurs séances !
2.Traitements :
- Formaline & Malachite Premix de Kusuri
- FMC 50 de Colombo
- Omnipur A de Sera
- Anti-parasite de koï doktor.
3.Vert de malachite :
Le vert de malachite est un antifongique puissant couramment utilisé dans les traitements contre Saprolegnia. Il est souvent combiné avec du formaldéhyde pour traiter les infections fongiques et parasitaires sévères.
Dosage recommandé : 0,1 mg/L en bain prolongé. Il est crucial de respecter les dosages pour éviter d’endommager la peau et les branchies des poissons.
4.Amélioration de la qualité de l'eau :
- Faites des changements d'eau réguliers pour maintenir une bonne qualité de l'eau, en particulier en réduisant les déchets organiques qui favorisent la prolifération des champignons.
- Assurez-vous que les niveaux d'ammoniac et de nitrites sont proches de zéro.
L’idéal = 0 !! et que l'eau est bien oxygénée.
Prévention de Saprolegnia :
1.Surveillance des blessures :
Vérifiez régulièrement les poissons pour détecter les blessures ou les éraflures. Si des blessures sont détectées, traitez-les immédiatement avec des antiseptiques pour éviter une infection fongique.
2.Quarantaine des nouveaux poissons :
Quarantaine des nouveaux poissons avant de les introduire dans le bassin pour éviter l’introduction de spores fongiques ou de poissons porteurs de parasites.
3.Maintien d’une bonne qualité de l’eau :
Assurez-vous que la qualité de l’eau est optimale, en surveillant les paramètres tels que le pH,KH & GH, l’ammoniac, les nitrites et les nitrates, et en évitant la surpopulation dans le bassin.
4.Température de l'eau :
Maintenir la température de l’eau au-dessus de 15°C lorsque cela est possible peut aider à prévenir l'apparition et surtout la propagation de Saprolegnia. Soyez encore plus vigilant quand l’eau descend en températures pendant l’hiver.
5.Élimination des débris organiques :
Nettoyez régulièrement le fond du bassin pour enlever les débris organiques et les matières en décomposition qui peuvent favoriser la prolifération de Saprolegnia. L’utilisation régulière de supertab ou de virkon à des doses d’entretien aide également à protéger contre les moisissures.
Remarque : Si vous êtes confronté à des moisissures genre saprolenia ou autre, il est impératif d’améliorer les conditions d’hygiène du bassin AVANT de traiter contre l’infection fongique sinon les résultats des traitements seront peu convaincants et beaucoup remettront alors en cause l’efficacité des traitements ! C’est une erreur !
13 - Pourriture des nageoires : Observable à l’œil nu

La pourriture des nageoires est une affection courante chez les poissons d'ornement, notamment chez les carpes Koi, qui résulte souvent de mauvaises conditions de l'eau ou d'infections bactériennes. Elle peut affecter les nageoires caudales, pectorales et dorsales, provoquant des déchirures, une désintégration des tissus et une perte de couleur.
Description de la pourriture des nageoires :
1.Apparence :
Les nageoires des poissons atteints commencent à se décomposer à partir des bords. Cela peut apparaître comme des déchirures, des franges irrégulières, des zones blanchâtres ou une nécrose (destruction des tissus).
2.Symptômes :
Les bords des nageoires deviennent effilochés, parfois avec une décoloration blanche ou rouge.
Les nageoires peuvent sembler plus courtes ou érodées.
Le poisson peut sembler léthargique ou stressé car ces mycoses finissent par l’affaiblir si on n’intervient pas dès l’apparition de celles-ci…d’où l’importance d’observer régulièrement ses poissons et ne pas intervenir à un stade ultime !La guérison va dépendre de l’ampleur de l’infection.
En cas de progression sévère, l'infection peut atteindre le corps du poisson, provoquant des ulcères ou des abcès….et là, le processus vital du poisson est engagé car entrent en jeux les bactéries pathogènes qui nécessiteront la plupart du temps l’utilisation d’antibiotiques et la présence d’un vétérinaire pour obtenir une ordonnance !
Causes de la pourriture des nageoires :
1.Infections bactériennes :
Les bactéries comme Aeromonas, Pseudomonas ou Flexibacter sont des agents pathogènes fréquents qui provoquent cette maladie.
2.Conditions de stress :
Un stress prolongé chez les poissons, causé par de mauvaises conditions de l'eau (pH déséquilibré, ammoniac élevé, nitrites, filtration non adaptée à la nécessité du bassin), des changements brusques de températures ou la surpopulation, affaiblit leur système immunitaire.
3.Blessures :
Des blessures, comme des coupures ou des frottements sur des objets pointus, peuvent offrir une porte d’entrée aux bactéries et mycoses de tous genres, surtout si les poissons sont déjà affaiblis.
Traitements de la pourriture des nageoires :
1.Amélioration des conditions de l'eau :
- Changements d’eau réguliers : Faites des changements partiels d'eau pour maintenir une qualité optimale de celle-ci, environ 10 % par semaine. Utiliser du supertab ou du virkon pour baisser la pression bactérienne de votre bassin de manière régulière : ne pas attendre un problème grave pour y penser !
- Paramètres de l'eau : Vérifiez le pH (autour de 7), l'ammoniac (devrait être à 0 ppm) et les nitrites également. Si ces niveaux sont déséquilibrés, ajustez-les rapidement.
NB : si présence d’ammoniac et de nitrites de manière passagère suite à un traitement ou un nourrissage un peu trop important : c’est normal, la filtration va résoudre le problème assez vite. Si ce n’est pas le cas : c’est que votre filtration ne suit pas (ou plus car vos poissons ont grandi !) et il faudra penser à réajuster celle-ci pour l’adapter aux besoins réels du bassin…en prévoyant une marge car les poissons vont encore grandir !
- Filtration : Assurez-vous que le système de filtration est efficace pour réduire les déchets organiques et les toxines dans l'eau.
2.Traitements antibactériens possibles :
- Antibiotiques dans la nourriture : Si le poisson continue de s’alimenter, des antibiotiques spécifiques peuvent être ajoutés à la nourriture, sur prescription vétérinaire.
- Traitement de l'eau :
CYTOFEX de Colombo est un produit opérant contre les contaminations bactériennes tels que la maladie des trous, les infections, la pourriture des nageoires, les ulcères cutanés.
Médicaments antibactériens : Des produits spécifiques comme le bleu de méthylène, le vert malachite, le permanganate de potassium ou des produits mixtes contenant du formaldéhyde, du bleu de méthylène et du vert de malachite peuvent être utilisés dans l'eau pour traiter les infections externes. Exemple : le FMC 50 de colombo.
Antibiotiques pour l'eau : Les traitements à base de Kanaplex (kanamycine) ou de Furan-2 sont souvent efficaces pour les infections graves. Ces antibiotiques sont ajoutés à l'eau pour combattre les bactéries directement sur les poissons.
Kusuri Antibactérien liquide pour plaie et ulcère des carpes koï Anti-Bac
Sera Omnipur A
Etc…
3.Bains désinfectants :
Bains de sel court terme : Une solution plus concentrée de sel peut être utilisée en bain court pour désinfecter les nageoires. Utilisez 15g de sel non iodé par litre d'eau, pendant 15mn avec oxygène et surveillance. Couvrir car les poissons peuvent sauter.
14 - Hydropisie : Observable à l’œil nu

L'hydropisie chez les poissons, y compris les carpes Koï, est une affection grave caractérisée par une accumulation de liquide dans les tissus et la cavité abdominale souvent accompagnée de symptômes visibles comme un gonflement prononcé et des écailles qui se dressent, créant un aspect de "pomme de pin". L'hydropisie est plus un syndrome qu'une maladie en soi, étant le signe d'un problème sous-jacent, tel qu'une infection bactérienne, une insuffisance rénale, une mauvaise qualité de l'eau, ou une infection virale. C'est une condition qui peut être mortelle si elle n'est pas traitée rapidement.
Description de l’hydropisie :
1.Symptômes visibles :
- Gonflement abdominal : L'un des signes les plus caractéristiques de l'hydropisie est un ventre très gonflé, souvent au point de donner au poisson une forme de ballon.
- Écailles hérissées : Lorsque les poissons sont gravement atteints, leurs écailles se dressent à un angle, donnant un aspect d’écailles en pomme de pin.
- Protrusion des yeux : Les poissons peuvent également présenter des yeux saillants (exophtalmie).
- Nageoires effilochées ou peau anormalement pâle.
2.Comportements anormaux :
- Léthargie : Les poissons affectés deviennent souvent apathiques, restent au fond du bassin ou nagent lentement.
- Perte d'appétit : Les poissons atteints d'hydropisie cessent souvent de se nourrir, ce qui aggrave leur état de santé.
- Respiration rapide : Cela peut indiquer une accumulation de liquide interne qui compresse les organes, y compris les branchies, rendant la respiration plus difficile.
3.Causes sous-jacentes :
- Infections bactériennes : Les bactéries Gram-négatives, comme celles du genre Aeromonas et pseudomonas sont des causes fréquentes d'hydropisie. Ces bactéries sont souvent présentes dans les bassins, mais ne deviennent problématiques que lorsque le poisson est stressé ou affaibli.
- Insuffisance rénale : Lorsque les reins des poissons ne fonctionnent plus correctement, ils ne peuvent plus éliminer correctement les liquides, ce qui entraîne une accumulation d'eau dans les tissus.
- Parasites : Une infestation parasitaire peut affaiblir les poissons et favoriser une infection secondaire qui conduit à l’hydropisie.
- Mauvaise qualité de l'eau : Une eau pauvre en oxygène, surpeuplée, ou polluée avec des niveaux élevés de déchets organiques et d'ammoniac peut être un facteur déclencheur.
- Malnutrition ou régime déséquilibré.
4.Facteurs environnementaux :
- Les poissons vivant dans des bassins mal entretenus ou soumis à des conditions de stress (surpopulation, mauvaise filtration, fluctuations de température) sont plus vulnérables à développer de l'hydropisie.
Traitements contre l’hydropisie :
1.Isolation du poisson affecté :
Il est essentiel de mettre en quarantaine immédiatement tout poisson montrant des signes d'hydropisie pour éviter la propagation de maladies sous-jacentes, en particulier si elle est causée par une infection bactérienne ou parasitaire.
2.Amélioration de la qualité de l’eau :
Changements d'eau fréquents : Effectuez des changements d’eau partiels (environ 25-30 %) tous les jours ou tous les deux jours pour maintenir une bonne qualité de l'eau et éliminer des matières toxiques le plus possible.
Aération accrue : Assurez-vous que l'eau est bien oxygénée, surtout si la cause de l'hydropisie est liée à une insuffisance des organes ou à une mauvaise fonction respiratoire.
Surveiller les paramètres de l’eau : Testez l'eau régulièrement pour vous assurer que les niveaux de pH, d'ammoniac, de nitrites, et de nitrates sont dans des plages optimales. Une mauvaise qualité de l'eau peut aggraver l'état des poissons affectés.
3.Traitements antibiotiques :
Si l'hydropisie est causée par une infection bactérienne, l'administration d'antibiotiques peut être nécessaire. Il existe plusieurs antibiotiques qui peuvent être utilisés : consulter un vétérinaire spécialisé.
4.Bain de sel :
Un bain de sel à faible concentration peut aider à réduire l’accumulation de liquide en créant un déséquilibre osmotique, forçant le poisson à expulser l'excès d'eau.
Dosage recommandé : 5 à 8 g/L (0,3 à 0,5 %) pour une immersion prolongée de 10 jours environ dans le bassin de quarantaine.(5g pour des poissons rouges et 8 g pour des koï).
Effet : Le bain de sel peut réduire l'enflure et aider à soulager la pression sur les organes internes.
5.Traitements :
- Chloramine T ex : Kusuri
- Omnipur A de Sera
- Furapond de JBL
- Acriflavine 1% Kusuri
Prévention de l’hydropisie :
1.Maintien d'une bonne qualité de l'eau :
Effectuer régulièrement des tests d’eau et des changements d’eau partiels pour maintenir des niveaux optimaux d’oxygène, de pH et de produits chimiques dans le bassin. Une bonne filtration et une aération suffisante sont essentielles.
2.Alimentation équilibrée :
Fournir une nourriture de haute qualité, adaptée aux poissons, qui renforce leur système immunitaire et prévient les carences alimentaires qui peuvent affaiblir leur santé.
3.Surveillance des signes de stress :
Les poissons stressés par des conditions environnementales inappropriées, des changements brusques de température ou une surpopulation sont plus susceptibles de contracter des infections conduisant à l'hydropisie. Évitez les stress inutiles.
4.Quarantaine des nouveaux poissons :
Comme pour de nombreuses autres maladies, il est essentiel de mettre en quarantaine les nouveaux poissons pendant au moins 2 à 4 semaines pour s'assurer qu'ils ne sont pas porteurs de maladies ou de parasites qui pourraient se propager au reste du bassin.
Remarque : « L'hydropisie est un terme médical historique employé pour désigner tout épanchement de sérosité dans une cavité naturelle du corps ou entre les éléments du tissu conjonctif... Merci Wikipédia !
Ceci pour mettre en avant que l’apparition de cet état peut avoir plusieurs raisons : soit cela provient d’une mauvaise hygiène du bassin et (ou) d’une alimentation non appropriée et ce sera récupérable à partir du moment où on améliore ces conditions.
Pour aider le poisson à retrouver une apparence normale : effectuer des bains prolongés de sel non iodé : 5 g pour un poisson rouge, 8 g pour un koï pendant une dizaine de jours. Le sel va aider à réguler plus facilement la pression osmotique et le gonflement va s’estomper et revenir à l’état normal.
Par contre, si l’état est dû à un problème bactérien ou parasitaire, c’est loin d’être gagné !
Si après une semaine de bain salé, le poisson ne retrouve pas sa silhouette habituelle, il y a de fortes (mal)chances que le problème est bactérien. Il faudra effectuer un traitement à l’aide d’antibiotiques (l’intervention d’un vétérinaire spécialisé sera nécessaire à ce stade !).
En attendant, après le bain de sel et la salinité redescendue dans le bac de quarantaine, tenter un des produits indiqués en traitements ci-dessus, parfois il peut se produire un petit miracle, mais pas garanti !
15 - Ulcères ou plaies à vif : Observable à l’œil nu

Les ulcères ou plaies à vif sur les Koi et autres poissons de bassin sont des lésions cutanées ouvertes souvent causées par une infection bactérienne, des parasites, ou des blessures. Si elles ne sont pas traitées rapidement, elles peuvent entraîner des infections graves et affaiblir le poisson, voire provoquer la mort. Les ulcères apparaissent généralement après que la peau a été endommagée, soit par des parasites, soit par des blessures physiques permettant ainsi aux bactéries d'envahir les tissus.
Description des ulcères chez les carpes Koi :
1.Apparence des ulcères :
Les ulcères apparaissent sous forme de plaies rouges, cratériformes, qui exposent souvent les couches profondes de la peau et des tissus musculaires du poisson.
Ils commencent généralement comme de petites zones de rougeur et de dépigmentation, puis se développent en plaies ouvertes et infectées, souvent entourées de tissus enflammés.
2.Causes des ulcères :
- Infections bactériennes : Les bactéries Aeromonas et Pseudomonas sont les plus courantes à causer des ulcères chez les poissons, principalement aeromonas hydrophyle et salmonicide… mais il en existe énormément de variétés ! Et pour avoir un bon traitement…il faudra effectuer un bon diagnostic en effectuant un antibiogramme. Elles sont souvent présentes dans l'eau et deviennent un problème lorsque les poissons sont affaiblis par d'autres facteurs.
- Parasites : Des parasites comme les vers des branchies (Dactylogyrus), les vers de peau (Gyrodactylus), ou les poux de la carpe (Argulus) peuvent causer des lésions cutanées qui deviennent ensuite infectées.
- Blessures : Les poissons peuvent se blesser en se frottant contre des objets rugueux dans le bassin (roches, décorations, etc.), ou en se battant entre eux. Les plaies ainsi créées peuvent s’infecter.
- Mauvaise qualité de l’eau : Une eau sale, riche en ammoniac ou nitrites, affaiblit le système immunitaire des poissons, les rendant plus vulnérables aux infections.
- Stress : Le stress dû à des conditions de vie inappropriées (surpopulation, mauvaises conditions d’eau, changements brusques de température) peut affaiblir les poissons et favoriser l’apparition d’ulcères.
- Attaque de héron : une blessure de héron doit toujours être soignée rapidement par des produits désinfectants au risque de voir cette blessure s’infecter et attirer les mauvaises bactéries…ce qui ne facilitera pas la guérison !
3.Symptômes associés :
- Rougeur et inflammation autour des ulcères.
- Comportements anormaux comme le frottement contre les objets (flashing), la léthargie, ou la perte d'appétit.
- Écailles manquantes autour de la zone affectée.
- Saignements ou pus en cas d'infection grave.
Traitements des ulcères chez les carpes Koi :
1.Isolation et quarantaine :
- Isoler immédiatement le poisson affecté pour éviter que l'infection ne se propage et faciliter les soins intensifs. Utilisez un bassin de quarantaine avec une eau propre et bien oxygénée.
- Surveillez les autres poissons pour détecter d’éventuels symptômes similaires.
2.Amélioration de la qualité de l'eau :
- Testez et ajustez les paramètres de l'eau dans le bassin principal et de quarantaine pour maintenir une qualité optimale : pH (pas en-dessous de 7) ammoniac (zéro), nitrites (zéro), et nitrates (moins de 20 ppm si possible !).
Remarque : concernant les nitrates, il est compliqué de garder un taux très bas de nitrates car souvent il y a déjà un taux élevé dans notre eau de distribution :
jusque 50 mg accepté pour considérer qu’une eau reste potable, c’est surtout en région agricole que nous pouvons avoir des taux aussi élevés et dans nos bassins, le fait d’y mettre peu ou…pas…de plantes et d’utiliser des anti-algues (même écologiques) n’aide pas à les éliminer !
Donc, le seul moyen pour rester bas avec ces conditions c’est d’effectuer des changements d’eau régulièrement pour autant que votre eau du robinet a un taux plus bas que dans votre bassin ou d’utiliser des résines anti-nitrates.
Rappelons quand-même que, à l’opposé de l’ammoniac et des nitrites, les nitrates ne sont pas nocifs pour les poissons mais qu’un taux très élevé (à partir de 100 à 120 mg) peut aboutir sur une croissance anormale chez les jeunes poissons ! Donc, ne minimisons pas non plus de garder un taux raisonnable dans nos bassins !
- Effectuez des changements d'eau réguliers pour maintenir une eau la plus saine possible. 10% par semaine idéalement.
- Utilisez du Supertab ou du virkon en doses d’entretien régulièrement pour faire baisser la pression bactérienne.
3.Antiseptiques topiques :
- Traitement direct des plaies : Utilisez des antiseptiques comme l'iode ou le peroxyde d'hydrogène (eau oxygénée) pour désinfecter la plaie. Appliquez ces produits directement sur l'ulcère à l'aide d'un coton-tige, après avoir retiré délicatement le poisson de l'eau.
- Nettoyez soigneusement la plaie et retirez les tissus morts avant d’appliquer un produit antiseptique.
- Des produits spécialisés pour les poissons, comme le Propolis ou les pommades antiseptiques spécifiques pour poissons, peuvent également être appliqués pour favoriser la cicatrisation et prévenir l’infection.
- Le Medic-box de Colombo contient tout le nécessaire.
- Spray Wound Cleaner de House of Kata Nettoie et désinfecte les nageoires, la bouche, la peau, les ulcères, les plaies...
- L’iso bétadine en gel associé à l’orahesive.
4.Bains de sel :
Les bains de sel peuvent aider à désinfecter les ulcères et à accélérer la guérison.
Dosage recommandé : Environ 15g/L pour une durée de 10 à 15 minutes. Surveillez les poissons pendant le bain pour éviter un stress excessif.
Effet : Le sel agit comme un antiseptique doux, favorise l’élimination des agents pathogènes et aide à réduire l’inflammation.
NB : si la plaie est très à vif ou que vous constatez que le bain est compliqué pour le poisson…n’insistez pas….il faut que le soin soit bénéfique mais pas qu’il occasionne du stress et de la douleur en plus de l’infection.
5.Antibiotiques :
En cas d’infection sévère ou d’ulcères nombreux, il peut être nécessaire d’utiliser des antibiotiques. L’idéal est de faire un antibiogramme en laboratoire pour déterminer le meilleur antibiotique à utiliser.
Par exemple : Enrofloxacine (Baytryl) est un antibiotique à large spectre qui donnera potentiellement de bons résultats MAIS il ne faut pas se procurer un antibiotique sans avis d’un vétérinaire (de toute façon, ce n’est plus possible à notre époque, il faut une ordonnance !) car lui va élaborer une stratégie de traitement qui comporte souvent 2 antibiotiques en association…un en injections et l’autre imprégné dans la nourriture…et l’un sans l’autre ne permettra pas d’obtenir un résultat suffisant si ces antibiotiques n’ont pas été déterminés via une culture (antibiogramme) !
Donc, ne pas se dire : je vais donner un antibiotique et ça va aller !! De plus, le temps est précieux dans le combat contre ces bactéries infectieuses…plus vite on traite, plus les chances de guérison seront élevées !
6.Bains de produits médicamenteux :
- Utilisez des produits spécifiques pour les poissons comme les bains prolongés de bleu de méthylène, acriflavine ou de vert de malachite pour traiter les infections secondaires causées par les bactéries ou les champignons.
- Cytofex de Colombo ou Omnipur de Sera
NB : Ces bains sont plus à pratiquer pour freiner la propagation de la maladie que pour guérir…en attendant le traitement aux antibiotiques. Cependant, si l’ulcère est encore à un stade précoce, cela peut parfois suffire à la guérison !
Prévention des ulcères chez les poissons de bassin :
1.Maintenir une bonne qualité de l'eau :
La qualité de l'eau est cruciale pour prévenir les ulcères. Un bon système de filtration, des changements d'eau réguliers et un contrôle strict des paramètres de l'eau sont essentiels pour garder vos poissons en bonne santé. L’utilisation régulière de supertab ou de virkon pour baisser la pression bactérienne du bassin est aussi un +
2.Surveiller les parasites :
Effectuez des contrôles réguliers pour détecter la présence de parasites comme les poux de la carpe, les vers de peau ou les dactylogyrus. Traitez rapidement les infestations parasitaires car elles peuvent causer des lésions cutanées qui peuvent dégénérer en ulcères.
3.Éviter le stress :
Le stress affaiblit le système immunitaire des poissons et les rend plus vulnérables aux infections. Assurez-vous que les conditions dans le bassin (température, aération, espace) sont optimales et évitez la surpopulation.
4.Quarantaine des nouveaux poissons :
Placez toujours les nouveaux poissons en quarantaine pendant 4 semaines si suspicion d’attaque bactérienne car l’évolution est lente et ne pas confondre des roseurs de stress dues au transport et changement d’environnement et un début d’attaque bactérienne !... avant de les introduire dans le bassin principal. Cela permet de détecter d’éventuelles infections ou parasites qui pourraient être transmis aux poissons existants.
5.Alimentation de qualité :
Une alimentation équilibrée et riche en nutriments aide à renforcer le système immunitaire des poissons et à prévenir les maladies. Les poissons bien nourris résistent mieux aux infections.
16 - Saignement des nageoires : Observable à l’œil nu

Le saignement des nageoires chez les carpes Koi, aussi appelé hémorragie des nageoires, est souvent un symptôme d'un problème sous-jacent grave. Cela se manifeste par des veines rouges apparentes ou des taches rouges sur les nageoires, indiquant une inflammation ou une infection. Ce phénomène peut être dû à diverses causes, telles que des infections bactériennes, une mauvaise qualité de l'eau, des blessures, ou un empoisonnement (souvent à l’ammoniac). Si cela n'est pas traité rapidement, cela peut entraîner des complications plus graves, voire la mort du poisson.
Causes du saignement des nageoires :
1.Infections bactériennes :
Les bactéries, notamment celles du genre Aeromonas et Pseudomonas, peuvent provoquer des inflammations des tissus et des vaisseaux sanguins dans les nageoires, conduisant à des saignements.
Ces bactéries peuvent entrer dans le corps du poisson à travers des lésions mineures, des plaies ou des nageoires abîmées.
2.Mauvaise qualité de l'eau :
Un environnement avec des niveaux élevés d'ammoniac ou de nitrites est extrêmement toxique pour les poissons. Les niveaux d'ammoniac élevés peuvent brûler les tissus des branchies et des nageoires, provoquant une irritation, des saignements et une détérioration des tissus.
Les fluctuations du pH et les changements brusques de température peuvent également stresser les poissons et provoquer des problèmes de santé.
3.Empoisonnement :
Un empoisonnement à l’ammoniac, aux nitrites ou à d’autres toxines environnementales peut endommager les tissus délicats des nageoires, entraînant des saignements.
Les intoxications peuvent être dues à des défaillances du système de filtration ou à l'introduction de substances toxiques dans le bassin (par exemple, produits chimiques, métaux lourds).
4.Stress et blessures :
Les blessures physiques dues à des frottements contre des surfaces rugueuses, des bagarres entre poissons, ou des manipulations brutales peuvent provoquer des déchirures et des saignements dans les nageoires.
Le stress causé par la surpopulation, un transport inapproprié, ou une acclimatation brutale peut affaiblir le système immunitaire et rendre les poissons plus sensibles aux infections et aux inflammations des nageoires.
5.Parasites :
Certains parasites externes, comme les poux de la carpe (Argulus) ou les vers des branchies (Dactylogyrus), peuvent irriter les nageoires et provoquer des saignements en creusant dans la peau et les tissus des poissons.
6.Maladies virales ou parasitaires :
Des infestations parasitaires massives peuvent entraîner une inflammation des vaisseaux sanguins, ce qui provoque un saignement dans les nageoires.
Traitements pour le saignement des nageoires chez les carpes Koï :
1.Isolation et quarantaine :
Si vous constatez des saignements dans les nageoires d'un poisson, il est essentiel de l’isoler immédiatement dans un bassin de quarantaine. Cela réduit le stress et empêche la propagation des maladies éventuelles à d’autres poissons.
Utilisez de l’eau propre et bien oxygénée dans le bassin de quarantaine, et surveillez attentivement les symptômes.
Il est capital, lors de l’apparition de ces symptômes, de déterminer au plus vite d’où vient le problème pour pouvoir y remédier….voir au 2 les bons réflexes !
2.Amélioration de la qualité de l'eau :
- Testez immédiatement les paramètres de l'eau (ammoniaque, nitrites, pH, température) et effectuez des changements d'eau partiels réguliers pour rétablir une bonne qualité de l'eau.
- Ammoniac et nitrites doivent être à zéro, et les nitrates doivent rester à un niveau raisonnable entre 20 & 50 ppm si possible. Le pH doit être stable, généralement entre 7,0 et 8,5 pour les carpes Koï.
- Augmentez l’aération de l’eau en ajoutant des diffuseurs d'air ou en ajustant les pompes pour assurer une bonne oxygénation.
- Utilisez du Supertab ou du virkon régulièrement pour faire baisser la pression bactérienne à doses d’entretien.
3.Antibiotiques et traitements médicamenteux :
Si les saignements sont causés par une infection bactérienne, des antibiotiques spécifiques peuvent être nécessaires. L’idéal est de faire un antibiogramme en laboratoire pour déterminer le meilleur antibiotique à utiliser.
Utiliser Microbe-Lift Thera-P en traitement probiotique, Immunogen en traitement préventif ou Homéocid en traitement curatif. Si pas d’amélioration notoire, voir 4 & 5…sinon, le passage par les antibiotiques sera devenu une obligation !
4.Bains de sel :
Les bains de sel sont souvent utilisés pour aider à désinfecter les plaies et réduire l'inflammation dans les nageoires. Le sel aide également à rétablir l’équilibre osmotique des poissons stressés.
Dosage recommandé : 5 à 8 g/L pour une immersion prolongée ou 15 g/L pour un bain de courte durée (15 minutes). On peut prolonger sans problème jusque 30 minutes mais toujours sous surveillance (le poisson ne peut pas se coucher sinon le retirer de suite).
Le sel aide à soulager le stress osmotique, améliore la cicatrisation et réduit la charge bactérienne, fait éclater les parasites unicellulaires s’il y en a.
5.Bains antiseptiques :
Si les saignements sont importants ou que des signes d'infection apparaissent, vous pouvez traiter le poisson en appliquant un antiseptique directement sur les nageoires, comme de l’iode, du peroxyde d'hydrogène (eau oxygénée), de l'isobetadine gel 10 % + orahesive, ou du Propolis, qui est un cicatrisant naturel.
Ces produits doivent être appliqués délicatement à l’aide d’un coton-tige, après avoir retiré le poisson de l'eau.
Le Medic-box de Colombo contient tout le nécessaire.
Spray Wound Cleaner de House of Kata nettoie et désinfecte les nageoires, la bouche, la peau, les ulcères, les plaies...
6.Contrôle des parasites :
Si les saignements sont causés par des parasites, un traitement antiparasitaire adapté est essentiel. Utilisez les produits adéquats comme vu précédemment.
7.Réduction du stress :
Minimisez le stress en maintenant une température stable dans le bassin (évitez les écarts de t° lors des changements d’eau en remplissant avec jet de pluie) et en évitant les changements brusques de paramètres de l'eau. Assurez-vous que les poissons disposent d’un espace suffisant et d’une bonne aération.
Évitez de manipuler les poissons sauf en cas de nécessité car cela peut aggraver les blessures et provoquer du stress supplémentaire.
Prévention du saignement des nageoires :
1.Maintien d'une bonne qualité de l'eau :
- Surveillez régulièrement la qualité de l’eau pour éviter les problèmes liés aux toxines comme l’ammoniac et les nitrites, qui peuvent endommager les nageoires.
- Installez un système de filtration efficace et effectuez des changements d'eau réguliers pour prévenir l'accumulation de substances toxiques.
2.Surveillance des blessures et des parasites :
- Vérifiez régulièrement les poissons pour repérer les premiers signes de parasites ou de blessures. Un traitement précoce permet de limiter les infections secondaires et les complications.
- Quarantaine des nouveaux poissons : Mettez les nouveaux poissons en quarantaine pendant 2 à 4 semaines avant de les introduire dans le bassin principal.
3.Alimentation de qualité :
Une nourriture équilibrée et riche en nutriments aide à renforcer le système immunitaire des poissons, ce qui les rend plus résistants aux infections et aux blessures.
Évitez les carences alimentaires car elles affaiblissent les poissons et les rendent plus vulnérables aux maladies.
17 – Flavobacterium Columnaris : Observable à l’œil nu

C’est une maladie extrêmement compliquée à éradiquer tant par sa rapidité de propagation que par les traitements à utiliser ! Nous prévenons dès le départ : si cette maladie s’est déclarée dans vos bassins, n’essayez pas de vous en sortit tout seul ! La venue en express d’un vétérinaire spécialisé sera nécessaire et obligatoire ! Nous allons vous expliquer pourquoi !
1.Un peu d’histoire…
On ne connaît pas encore, au stade actuel, comment fonctionne vraiment cette bactérie, ni comment elle se propage !
Ce n’est que depuis 1996 qu’a été enregistré le nom officiel de flavobacterium.
Auparavant, d’autres appellations existaient : cytophaga columnaris…myxobacterium ou flexibacter columnaris.
La bactérie a été mise en évidence et observée à partir de cultures composées de nutritifs adéquats pour la faire évoluer et ainsi l’observer et la confronter à différents antibiotiques pour voir comment elle réagit face à ceux-ci.
C’est ce qu’on appelle plus communément : « un antibiogramme ».
Facile direz-vous, le problème est ainsi réglé… pas tout à fait… car on a remarqué que la bactérie offrait souvent de la résistance aux traitements et qu’il fallait ainsi, pour chaque cas déclaré, faire un antibiogramme spécifique !!!
Voici ce qui ressort d’études publiées en 2013 : « cette bactérie affecte bon nombre d’espèces de poissons d’eau douce d’élevages et sauvages. Les infections dues à flavobacterium columnare peuvent entraîner des lésions cutanées, une érosion des nageoires et une nécrose des branchies avec une mortalité élevée !
Au cours de la dernière décennie, de nombreux groupes de recherche ont mené des études pour élucider la pathogénèse de la maladie mais malgré ces efforts, cette pathologie reste actuellement encore largement méconnue, en clair, on n’est pas dans la m…quand on se trouve confronté à cette bactérie !
2 – Mode d’infestation chez nos poissons…
Là, c’est également le flou le plus total car beaucoup d’observations et difficile d’établir des corrélations permettant d’élaborer un processus bien défini !
Cependant, on a remarqué :
A – Cette bactérie prolifère particulièrement dans des eaux dures…avec forte densité de matière organique…une haute teneur en ammoniac et en nitrites….une surpopulation évidente et des températures élevées, plus particulièrement au-delà de 20 ° C.
B – On a aussi observé qu’il y a des porteurs « sains » qui ne sont pas affectés par la maladie mais qui peuvent la transmettre à d’autres individus !
3.Comment déceler la maladie ?
-En visuel,il faut regarder l’état des branchies, plus particulièrement des lamelles qui doivent être rouge vif si elles sont saines et qui se seront blanchâtres (poisson atteint de flavobacterium) allant jusqu’à des parties vertes. Là le poisson est en partance, impossible à récupérer !
-En effectuant un antibiogramme qui mettra en évidence la bactérie…et le protocole de soins adapté avec les antibiotiques à utiliser pour être efficace.

4.Que faire en cas d’attaque ?
A partir du moment où vous avez inspecté les branchies des poissons en souffrance ou déjà morts… et que vous-y avez décelé de la pourriture, appelez un vétérinaire spécialisé !!
Sinon, vous allez tout perdre ! Ça va très vite s’infester dans votre bassin…
les branchies vont se nécroser rapidement et vos poissons vont mourir par suffocation… les plus grands en premier ! Et s’il fait chaud, plus rapidement qu’à températures plus basses.
En attendant le vétérinaire, augmentez au maximum l’oxygénation du bassin pour pallier aux difficultés respiratoires des poissons dues à la bactérie ! Le vétérinaire fera certainement un prélèvement pour envoyer eu culture dans un labo (antibiogramme) et fera un traitement en urgence à la chloramine pour retarder l’évolution.
Ne pas oublier qu’il faut déjà 4 jours en culture pour avoir des résultats concrets et mettre une stratégie de soins en place… Donc, ne pas traîner et se rendre à l’évidence, il y aura des pertes avant d’arrêter l’hémorragie mais si vous ne faites rien… tout le bassin risque d’y passer !
5.Traitements…
A – Chloramine T peut fonctionner si pas une grosse attaque, sinon ralentira la progression !
B – Antibiotiques : qui seront déterminés dans le protocole de l’antibiogramme, souvent l’association de 2 : un en injections (surtout pour les plus atteints) et l’autre dans la nourriture pour accélérer le processus de guérison et protéger ceux qui ne sont pas (encore) atteints ou faiblement.
6.En préventif…
A – Quand vous avez de nouveaux arrivants, toujours vérifier l’état des branchies en écartant les opercules pour voir l’état des lamelles qui doivent être d’un rouge uniforme..
B – Toujours effectuer un bain de sel non iodé 15 / 15 avant d’introduire des poissons dans le bassin collectif !!
C – Idéalement, placer vos poisson en quarantaine pendant un mois. Ensuite effectuer un frottis et regarder les branchies. Si tout est correct : feu vert !
18 - Variole : Observable à l’œil

La variole de la carpe Koi (également connue sous le nom de maladie des papules carpiennes ou herpès virus cutané des poissons. Nom exacte : Carp Herpes Virus I ) est une affection cutanée bénigne mais inesthétique qui affecte les Koï et d'autres poissons de la famille des Cyprinidés. Cette maladie est causée par un herpès virus spécifique aux poissons ; mais elle n'est pas considérée comme dangereuse pour leur survie. La variole est particulièrement visible durant les mois plus froids lorsque la température de l'eau est plus basse et s’atténuera lors de la saison chaude.
Attention : cette maladie est un virus donc les poissons qui l’ont contactée la gardent à vie, visible ou non visible !
Description de la variole de la carpe Koi :
1.Apparence :
- La variole se manifeste par l'apparition de lésions cutanées blanches, cireuses ou gélatineuses ressemblant à des cloques ou des verrues.
- Les lésions sont souvent lisses et plates, mais peuvent devenir épaisses et croûteuses. Elles se développent principalement sur les nageoires, le corps, ou la tête des poissons.
- Contrairement à d'autres infections cutanées, les poissons atteints de variole ne montrent généralement pas de comportement anormal et continuent à nager et à se nourrir normalement. Ils ne semblent pas affectés !!
2.Saisonnalité :
- Les symptômes de la variole sont plus prononcés en hiver ou au début du printemps, lorsque la température de l'eau descend en-dessous de 15°C. À mesure que l'eau se réchauffe, les lésions ont tendance à diminuer ou disparaître spontanément.
- Cela s'explique par le fait que le système immunitaire des carpes Koi est moins actif à des températures basses, ce qui permet au virus de se manifester plus facilement.
3.Transmission :
- Le virus responsable de la variole n’est pas très contagieux car la réceptivité à la maladie est conditionnée par la génétique du poisson, certains développeront la maladie et d’autres non ! Il est extrêmement rare que la maladie ait des conséquences graves pouvant mener à la mort. Une exception : lorsque le virus se développe au niveau de la bouche du poisson qui finit par ne plus savoir s’alimenter. Une intervention chirurgicale peut dès lors être nécessaire et tentée par un spécialiste… mais il ne provoque généralement pas de mortalité directe.
- Les poissons peuvent être porteurs du virus sans présenter de symptômes et ceux qui ont été infectés une fois peuvent développer une immunité partielle.
Causes de la variole chez les cyprinidés.
1.Virus : La variole est causée par un herpèsvirus spécifique aux cyprinidés. Une fois qu'un poisson est infecté, il restera porteur du virus à vie, même si les symptômes disparaissent.
2.Températures basses : La variole apparaît surtout lorsque l'eau est froide, car le système immunitaire des poissons fonctionne moins efficacement dans ces conditions.
Symptômes associés :
- Apparition de plaques cireuses ou blanches sur le corps, les nageoires et la tête.
- Ces lésions ne provoquent généralement pas de détérioration du comportement ni de mortalité.
- Absence de signes de détresse : Les poissons continuent généralement à manger et à se déplacer normalement malgré la présence des lésions.
Traitement de la variole des cyprinidés:
Il n'existe pas de traitement curatif spécifique contre cette forme de variole. La maladie est généralement bénigne et les symptômes peuvent disparaître d'eux-mêmes à mesure que la température de l'eau augmente et que le système immunitaire du poisson se renforce. Cependant, certaines mesures peuvent être prises pour favoriser la disparition des symptômes et prévenir les complications :
1.Renforcer le système immunitaire :
Fournissez à vos poissons atteints de variole une nourriture riche en nutriments et adaptée à leur métabolisme hivernal. Une alimentation équilibrée aidera à renforcer leur système immunitaire et à résister aux infections virales en général.
Des compléments alimentaires contenant des vitamines (principalement de la vitamine C, du propolis ou des stimulants immunitaires ) peuvent être ajoutés à leur alimentation pour renforcer leur santé générale et booster leur immunité.
Faite des cures d'Alvityl Défenses qui contient un taux élevé de vitamines C et du propolis…au moins deux fois par an : au printemps et en automne. (voir la vidéo à ce sujet…ainsi que la « recette »)
2.Surveiller les lésions pour prévenir les infections secondaires :
Bien que la variole elle-même soit bénigne, les lésions peuvent affaiblir la barrière protectrice de la peau des poissons et les rendre plus vulnérables à des infections secondaires (bactériennes ou fongiques).
Si vous observez des signes d’infection secondaire (rougeurs, plaies ouvertes, etc.), il peut être nécessaire d’appliquer des antiseptiques topiques ou d’utiliser des antibiotiques prescrits par un vétérinaire car il ne faut pas faire de traitement à l’aveugle et prendre n’importe quel antibiotique qui risquerait d’être inefficace ou non adapté dans un bassin de quarantaine.
Un mot au sujet du VIRKON…
Beaucoup en ont déjà entendu parler car ce produit est souvent utilisé pour baisser la pression bactérienne dans les bassins. On l’utilise à cet effet aux doses de 1 à 2 g par m3.
C’est un désinfectant et un virucide puissant à large spectre. Pour les bassins, il est d’ailleurs indiqué d’utiliser le « Virkon aquatic » Mais certains passionnés l’ont déjà utilisé à des doses thérapeutiques en bac de quarantaine à 5 g pour 1 m3. Et ils ont constaté, à plusieurs reprises, que les symptômes de la variole disparaissaient lorsque les poissons se retrouvaient en traitement au Virkon…
Alors hasard ou réalité ? A l’heure actuelle, nous ne pouvons affirmer que le Virkon est efficace contre les symptômes du virus de la variole MAIS que dans de nombreux cas, en l’utilisant, les symptômes ont disparu ! donc….à suivre…
Pour des raisons techniques liées à l’hébergeur, notamment une limite du nombre de caractères par article, les points suivants ne sont pas traités ici et feront l’objet d’articles distincts :
19 – KHV (virus de l’herpès du koï)
20 – Virémie printanière (SVC)
21 – Maladie du sommeil (virus de l’œdème de la carpe)
Conclusions
Maintenir des carpes Koï en bonne santé demande une vigilance constante et une approche méthodique en cas de maladies ou d’infestations parasitaires. Il est crucial de se rappeler qu'un diagnostic précis doit précéder tout traitement. L’observation attentive des symptômes, accompagnée d’un frottis microscopique, permet de différencier les maladies parasitaires des infections bactériennes et d’administrer un traitement adapté. Un traitement à l'aveugle peut non seulement échouer à guérir le poisson, mais aussi provoquer des effets secondaires indésirables pour l’ensemble du bassin et agir sur l’immunité du poisson !
Un traitement peut être nécessaire mais n’est jamais anodin, que ce soit pour le poisson (affaiblissement, perte du mucus, etc…) et aussi pour la stabilité du bassin (pensez aux bactéries de la filtration et au biofilm !)
La clé pour prévenir les maladies chez les Koï réside dans la gestion rigoureuse de l’eau, la surveillance régulière de l’état de santé des poissons, et une intervention rapide dès les premiers signes d'anomalie. En combinant une bonne maintenance de l’environnement et des traitements adaptés, il est possible de réduire significativement les risques de maladies, d’assurer à ces poissons un cadre de vie sain et durable et d’offrir le maximum de chance de guérison….tout en limitant l’usage de médicaments !
Il est évident que traiter les poissons au début d’une attaque parasitaire ou quand ces parasites seront en grand nombre…ne nécessitera pas le même traitement et aura moins de retombées sur la santé des poissons, du bassin et…de la filtration !!
Dernières remarques : Les produits de traitements cités dans ce document sont à titre indicatif, ce sont souvent les plus utilisés mais il y en a d'autres.
Pour éviter un maximum de contamination dans votre bassin…
Ne donnez jamais du vivant en nourriture à vos poissons, surtout provenant du milieu aquatique ! C’est jouer avec le feu !
Nous vous souhaitons beaucoup de plaisir avec vos bassins et pas trop de problèmes….
Stéphane Cappe & Michel Dardenne – Février 2026
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